Decathlon CMA CGM, la force du collectif

Crédit photo Xavier Pereyron / LNC

Crédit photo Xavier Pereyron / LNC

Loin du Portugal, où le grand leader de l’équipe Paul Seixas a marqué les esprits lors du Tour d’Algarve, la formation Decathlon CMA CGM a également brillé sur le front français, le week-end dernier, avec la deuxième place de Tord Gudmestad à la Classic Var, samedi, mais aussi et surtout grâce au succès de Paul Lapeira, dimanche, sur le Tour des Alpes-Maritimes, devenu cette année course d’un jour. Et si l’expression est parfois galvaudée, on peut bel et bien parler dans ce cas précis d’une victoire collective - bien que ce soit le Normand seul qui a connu le bonheur de lever les bras sur la ligne - tant le collectif a été précieux dans la construction de ce succès après un revirement de situation dans les derniers instants de la course.


“Sans eux, je ne gagnais pas”, a ainsi déclaré le vainqueur, très lucide après la course. Longtemps en effet, le duo composé de Lenny Martinez (Bahrain Victorious) et de Marco Brenner (Tudor) a fait très forte impression, et il semblait presque acquis dans les rues de Biot que le duo franco-allemand allait se jouer la victoire, après avoir un temps compté près de la minute d’avance. Mais il n’en a rien été et c’est donc Paul Lapeira qui est revenu du diable Vauvert dans la dernière ascension, à la suite d'un très gros travail en amont de ses coéquipiers Antoine L'hote et Aurélien Paret-Peintre, lesquels ont mené la poursuite pendant des kilomètres, en collaboration avec les XDS Astana de Clément Champoussin et Cristian Scaroni.

ANTOINE L’HOTE ET AURÉLIEN PARET-PEINTRE ÉTAIENT TRÈS COSTAUDS

“Avec (Ewen) Costiou, on a un temps suivi Brenner et Martinez mais on s’est fait distancer, on était à fond”, racontait Aurélien Paret-Peintre derrière la ligne au micro de DirectVelo. “Ils auraient dû nous attendre, ce serait peut-être allé au bout, rigole-t-il. Mais tant mieux pour nous car du coup, on s’est organisés pour rentrer”. Son jeune coéquipier Antoine L'hote a lui aussi réalisé un solide travail dans le final. “Aurélien était vraiment très fort dans la bosse. Je me sentais très fort aussi mais j’ai géré car on voulait faire rouler les Astana, explique l’ancien Champion de France Juniors. On a essayé de s’organiser même si les autres nous ont laissé le poids de la course. J’ai tout donné. J’en ai peut-être trop fait par moments, on aurait pu se faire contrer. Je me suis accroché comme j’ai pu, j’ai tout donné pour rester dans le groupe et qu’on soit en surnombre”

De son côté, Aurélien Paret-Peintre n’a jamais douté de la possibilité de rentrer sur le duo de tête, le profil du dernier kilomètre favorisant une issue favorable pour son leader du jour. “Le final convenait très bien à Paul alors on voulait absolument rentrer pour la gagne. On y a toujours cru. L’écart est tombé à 15”, puis 10”... On savait qu’ils allaient finir par se regarder devant et Paul a une belle giclette pour un final comme celui-là. Ce n’était pas facile mais on a réussi à rentrer. On a été patients, c’était la clef. On a bien géré collectivement, aussi grâce à Antoine qui était très impressionnant”. Derrière la ligne, Paul Lapeira n’a pas manqué de remercier chaleureusement ses deux anges gardiens du jour avec deux belles accolades. Pour un succès plus collectif que jamais. 

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