Eugénie Duval : « Les enjeux n’étaient pas les mêmes »

Crédit photo Hervé Dancerelle - DirectVelo

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Eugénie Duval ne s’attendait pas spécialement à être à la fête ce dimanche, sur les routes de la Mirabelle Classic (1.1), mais la sociétaire de la FDJ-Suez-Futuroscope a fait parler toute son expérience et sa force physique dans la dernière ligne droite pour régler le sprint du peloton et monter sur le podium de la dernière manche de la Coupe de France Femmes, disputée en Meurthe-et-Moselle (voir classement). “Ça a été une course incroyable pour moi car je venais juste comme si c’était un entraînement, étant donné que j’habite à Besançon… Ce n’était pas très loin. Comme ma saison n’est pas encore terminée, ça me permettait de faire un petit peu de rythme”, raconte auprès de DirectVelo celle qui se rendra dans quelques jours en Italie pour y disputer le Tour d’Emilie avant de mettre un terme à sa saison lors du Chrono des Nations.

Seul regret pour l’athlète de 29 ans : elle n’a pas été assez vigilante lorsque Inès Van der Linden et Cecilia van Zuthem ont filé vers la victoire en cours de route. “Je n’ai pas vu l’échappée sortir. Le temps que je comprenne qui était devant, j’ai essayé de faire l’effort dans la bosse mais ça ne voulait pas trop rouler avec moi. Si j’ai bien compris la situation, certaines filles jouaient plus les points de la Coupe de France que la victoire sur cette course donc ce n’était pas évident. Les enjeux n’étaient pas les mêmes pour elles que pour moi. Je n’ai pas pu rentrer, c’est la course”.

Tout au long des 112,1 kilomètres de course, il a aussi fallu éviter les nombreuses chutes. “Je n’ai pas trop vu les chutes mais j’ai trouvé que le circuit était assez dangereux, avec une portion où il y avait plein de graviers. Ce n’était pas top. La différence de niveau entre certaines filles n’aide peut-être pas non plus. Mais c’était quand même un beau circuit”. Ne lui restait donc, ensuite, plus qu’à tout donner dans la dernière ligne droite pour monter sur la boîte. “Le sprint, je l’ai fait sans vraiment le faire. J’ai lancé de loin car il y avait une opportunité, comme j’étais devant. C’était aussi l’occasion d’éviter les chutes en pensant aux semaines qui arrivent, en Italie. Ça aurait été dommage de tomber ici et de finir là-dessus…”.

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