Romain Campistrous : « Ils ont sacrifié leur course pour moi »

Crédit photo Aurélien Regnoult - DirectVelo

Crédit photo Aurélien Regnoult - DirectVelo

Romain Campistrous complète son palmarès. Le coureur de l’Occitane CF s’est offert, en costaud, ce dimanche le Grand Prix de Puyloubier Sainte-Victoire (voir classement). Sur l’épreuve Elite Nationale organisée son ancien club, l’AVC Aix-en-Provence, le Tarnais obtient déjà son deuxième succès de la saison après une manche de l’Essor Basque. Il exprime sa satisfaction pour DirectVelo.

DirectVelo : Il n’y a jamais eu de temps mort sur ce Grand Prix de Puyloubier !
Romain Campistrous : On ne savait pas trop comment ça allait courir aujourd’hui. Les deux fois où j'avais participé à cette course, ça n'avait pas du tout couru de la même façon. Avec la Coupe de France disputée hier (samedi), on se doutait que ça allait être assez débridé parce qu'hier ça a quand même contrôlé toute la journée. Aujourd'hui, c'était un peu le lâcher de fauves. Il y a pas mal de groupes qui sont sortis, j'étais tout le temps un peu à contretemps mais toujours quand même dans la première partie du peloton. Les mecs de l'équipe ont fait un super boulot. À chaque fois, ils m'ont replacé. Je suis satisfait de gagner ici comme j'ai été licencié à l’AVC Aix-en-Provence. Ça fait plaisir de voir les dirigeants de l’AVCA qui sont contents pour moi.

Comment as-tu géré le dernier des huit tours ?
On sort en contre à quatre à un tour et demi de la fin (avec Thomas Devaux, Jocelyn Guillot et Eliot Pauchard, NDLR). Au pied de la bosse, on n’est pas loin des échappés. Dans la première épingle, je “sacoche” pour revenir sur la tête. Entre-temps, Ewen Costiou était parti donc il a fallu rentrer sur lui. Dès que je l’ai repris, j'ai tout mis. Stefan Bennett était dans ma roue, on n'a pas réfléchi. On a pris le vent de dos, et là j’ai tout mis jusqu’en haut. Quand je me suis retourné, Stefan n’était plus dans ma roue.

« UN PETIT PLUS PHYSIQUEMENT MAIS AUSSI MENTALEMENT »

Il a ensuite fallu tenir jusqu’à la ligne…
La semaine dernière, à l'Essor Basque, je me fais reprendre dans le final (au Tour de Basse-Navarre, NDLR), ce qui ne m'a pas trop mis en confiance mais là c'était du un contre un. Et s'il a pété dans la bosse, c'est que j'étais un peu plus fort.

Ça t’a surpris qu’il lâche ?
S’il était resté, ça ne m'aurait pas surpris. Mais j'ai vu qu'il avait couru mardi et jeudi aux Plages Vendéennes, plus le second week-end de l'Essor Basque juste avant. Il m'a dit qu'il était un peu fatigué. WB-Fybolia a bien joué toute la journée, parce que Stefan n'a pas pris de relais pour rentrer. C'est normal, son collègue Mickaël Guichard était devant.

Tu réalises un gros début de saison !
Je commence à comprendre comment ça marche le vélo (sourire). J'arrive à sentir un peu la course. Quand les jeunes se dépouillent toute la journée pour moi, quelque part à la fin ça donne peut-être un petit plus physiquement mais aussi mentalement. Ils ont sacrifié leur course pour moi donc je ne peux pas trop les décevoir. On a un beau collectif. Le DS (Christophe Garcia, NDLR) fait des bons briefings, il est motivant.

« JE MARQUE QUATRE MALHEUREUX POINTS »

Quel était ton sentiment ce samedi après la Coupe de France ?
Je me fais reprendre à deux bornes alors que j’étais dans un contre. Puis j'ai un peu “chicané” quand on se fait reprendre. Il y a eu des vagues et je me suis retrouvé un peu à l’arrière du groupe. Je me suis réveillé à un kilomètre de l'arrivée, je me suis dit "putain, faut que j'y aille" parce que sinon c’était zéro point pour l’équipe. Je marque quatre malheureux points. C'est déjà ça de pris. Il y a quand même dix équipes qui n'en ont pas mis. On espérait mieux faire, c'était une course qui était taillée pour nous. Mais comme il n'y a pas eu la course espérée...

Qu’attends-tu désormais des prochaines semaines ?
J'ai envie qu’on gagne des courses, avec un mec de l’équipe ou moi. Cette année, normalement, on devrait retrouver une saison un peu plus normale avec des petites courses entre guillemets, des Toutes Catégories. Je veux faire gagner les copains, leur apprendre comment manœuvrer sur des courses. C'est pour ça que je suis encore à l'Occitane avec des jeunes. On rigole bien, ils ne se prennent pas la tête. Je vais faire Carlus, à la maison la semaine prochaine, et après je pense que je vais un peu lever le pied pour pouvoir enchainer ensuite sur avril, mai et juin.

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