Benoît Cosnefroy : « L’impression d’être Julian Alaphilippe sur le Tour »

Crédit photo Freddy Guérin / DirectVelo

Crédit photo Freddy Guérin / DirectVelo

Benoît Cosnefroy ne semblait pas particulièrement déçu après l’arrivée. Le Normand est pourtant passé tout près d’un joli doublé sur ses routes normandes, à l’occasion de la septième manche de la Coupe de France FDJ. Mais le puncheur d’AG2R Citroën a buté sur Valentin Madouas dans la dernière ligne droite de la Polynormande, ce dimanche (voir classement). “C’est un résultat positif. Ce n’est jamais facile de courir la Polynormande quand on est l’un des favoris de l’épreuve et que l’on est marqué. J’ai réussi à me sortir de ce marquage et c’était le cas de plusieurs coureurs de l'échappée aujourd'hui (dimanche). Je préférais avoir un coup d’avance et ça s’est bien passé sur ce plan-là. Mais sur la fin, j’avais un peu moins de fraîcheur que Valentin (Madouas). Je ne pouvais rien faire, il était plus frais”, synthétisait-il auprès de DirectVelo au pied du podium protocolaire.

Il y a deux ans, Benoît Cosnefroy l’avait emporté en costaud, en se débarrassant de Valentin Ferron dans les tous derniers mètres. Cette fois-ci, c’est flanqué de Valentin Madouas, donc, et d’Anthony Perez (Cofidis) qu’il a dû manœuvrer dans les derniers kilomètres. Après un très long combat face au peloton tout au long de l’après-midi. “La course a été plus dure que lorsque je l’ai gagnée il y a deux ans. C’était très rythmé ! Il y avait un gros plateau, non pas en nombre de coureurs mais en densité. C’est clairement l’échappée qui a fait la course aujourd’hui et qui l’a rendue difficile. Il fallait être à fond tout le temps, mis à part dans les trois derniers tours où l’on a pu se relâcher un tout petit peu”. Avant la bataille finale au sein de l'échappée. 

Si le coureur de 25 ans avait le sourire une fois la ligne d’arrivée franchie, c’est aussi parce qu’il a pu profiter d’un bain de foule tout au long des 169 kilomètres de la course en circuit. “J’avais l’impression d’être Julian Alaphilippe sur le Tour, rigole-t-il après coup. Tout le monde m’encourageait à l’avant, c’était sympa ! On a eu un scénario de course très rythmé, encore une fois, avec ce mouvement de course... J’en suis content”. Place désormais au Tour du Limousin, à partir de mardi. Une course qu’il avait également remportée en 2019. “On n’a vraiment pas compté nos efforts sur cette Polynormande. C’était un gros bras de fer avec le peloton tout au long de la course. Les jambes sont lourdes. On n’aura pas récupéré mardi, c’est sûr !”. Mais il faudra faire avec pour espérer jouer, encore une fois, les premiers rôles.

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