EFC-L&R-Vulsteke : Un hiver virtuel pour Wim Feys et ses coureurs

Crédit photo Hervé Dancerelle - DirectVelo

Crédit photo Hervé Dancerelle - DirectVelo

Fin janvier. Au premier jour du Championnat du Monde de cyclo-cross à Ostende, des Espoirs et des Elites Femmes dérapent au passage des marches en bois rendues glissantes par les conditions pluvieuses. Les organisateurs décident de recouvrir les marches d'un tapis, grâce au concours de l'entreprise EFC, sponsor principal de l'équipe EFC-L&R-Vulsteke (lire ici). Une intervention relayée sur les réseaux sociaux par le directeur sportif Wim Feys. "Normalement, je ne fais pas ça sur Facebook, mais vu le contexte...", dit-il à DirectVelo. En raison de la pandémie de coronavirus, le budget de la formation subit une baisse de 30% pour la nouvelle saison. "Si nous devons encore passer une saison comme la précédente, nous serons menacés. Ce n'est déjà pas facile d'avoir de la visibilité comme ça chez les Espoirs, mais là... D'où mon message sur les réseaux lors du Championnat du Monde de cyclo-cross, il faut profiter de chaque opportunité pour mettre en avant les partenaires, c'est comme pour les coureurs, il faudra saisir la moindre occasion de briller", prévient-il.

PREMIER CONTACT RÉEL EN COURSE ?

Durant cette période hivernale, le technicien de 49 ans ronge son frein. Et c'est peu dire, il n'a pas encore eu l'occasion de voir ses coureurs. "J'ai vu les recrues en novembre pour essayer les vêtements et c'est tout. Nous n'avons pas eu l'occasion de nous rassembler que ce soit pour un stage cohésion, un stage d'entrainement ou une présentation d'équipe. Nous avions prévu un mini-stage de trois jours début février en Flandre Occidentale, c'est tombé à l'eau". Du coup, seule solution pour garder le contact : le téléphone ou l'ordinateur. Il a eu un entretien individuel avec chacun des 18 coureurs entre la mi-décembre et mi-janvier. Il a un accès aux entrainements individuels pour évaluer la progression de ses troupes.

Sans décision gouvernementale en faveur du sport amateur, Wim Feys ne verra pas ses garçons avant mars en course. Encore faut-il les voir en action. Le mois de mars est décapité : Bruxelles-Opwijk (U23 Road Series), Bruxelles-Zepperen (1.12), le GP de Lillers (1.2), le Wim Hendricks Trofee (U23 Road Series) et le Tour de Normandie (2.2) sont annulés ou reportés. Avril commence à subir le même sort avec les annulations du Triptyque des Monts et Châteaux (2.2U), la Gainsbarre et la Gislard (Elite Nationale). "Une catastrophe" pour le bloc flamand de son groupe. "Nous avons un effectif pratiquement divisé en deux avec d'un côté les spécialistes des courses flamandes et de l'autre, les grimpeurs ou en tout cas les amateurs d'épreuves vallonnées." Il espère vraiment qu'il pourra "au moins" aligner une équipe à la Youngster Coast Challenge et à la nouvelle version de la Kattekoers (lire ici). Pour compenser ces annulations, l'ancien pro de Lotto-Mobistar a ajouté trois épreuves françaises au programme : le Grand Prix Gilbert Bousquet, les Boucles Guégonnaises et la Boucle de l'Artois. "Pour les grimpeurs, comme Toon Clynhens, il n'y a pas encore de péril dans la demeure puisque les grands rendez-vous ont lieu en avril-mai avec Liège-Bastogne-Liège Espoirs, la Flèche Ardennaise et le Triptyque Ardennais".

UN PSY POUR AIDER LES COUREURS

Qui dit situation exceptionnelle, dit mesure exceptionnelle, avec l'arrivée d'un psychologue pour guider les coureurs mentalement durant la prochaine saison. "Tout le monde reste motivé, mais pour les Espoirs 3 et 4, c'est vraiment dur car ils jouent leur carrière pro. Ils doivent se montrer et ils n'en ont pas l'occasion. La donne est différente. Là où tu avais 50 chances pour te montrer, maintenant, tu n'en as plus que 20. Et il faut faire en sorte que tu sois dans le coup pendant 15 des 20. Si tu veux devenir pro, tu n'as pas le choix. Tu dois être bon tout de suite".

Mots-clés

En savoir plus