Dylan Kowalski se régale

Crédit photo Freddy Guérin - DirectVelo

Crédit photo Freddy Guérin - DirectVelo

Dylan Kowalski enchaîne. Déjà vainqueur au Poiré-sur-Vie de la cinquième épreuve du Circuit des Plages Vendéennes, le coureur de 26 ans a doublé la mise, ce dimanche, à l'issue de la septième et dernière manche, au Champ-Saint-Père (voir classement). Le néo-sociétaire de Côtes d'Armor-Marie Morin-Véranda Rideau débute ainsi l'année de la meilleure des manières. Respectivement 7e, 4e, 1er, 5e, puis 1er des manches de cette édition 2020, il a démontré qu'il sera l'homme à battre dans l'Ouest au cours de la saison. Il a confié sa satisfaction à DirectVelo.

DirectVelo : Quelle était ta stratégie avant le départ ?
Dylan Kowalski : On avait planifié une attaque à deux tours de l'arrivée. Ça s'est fait un tour plus tôt, mais c'était globalement le scénario qu'on avait prévu. Pour remporter le général, je devais terminer une place devant Jason (Tesson) ou alors il fallait qu'on soit tous les deux en dehors des dix premiers. Je ne voulais pas attendre un sprint massif qui aurait été trop compliqué à gérer. On a préféré anticiper et ça a payé.

Comment s'est déroulée cette manche pour toi ?
On avait désigné des coureurs pour le début de course et l'on a réussi à placer Maxime (Rio) dans la première échappée. On savait que la course se durcirait pendant les quatre petits tours. Le premier de ces tours a été assez calme, mais le deuxième a été un peu plus musclé. Une échappée s'est formée. Nous avons réussi à y placer Maxime (Rio) et Thibault (D'Hervez). Quand Valentin Ferron a attaqué, j'y suis allé. On s'est retrouvé à trois de l'équipe devant. Il y avait d'autres équipes bien représentées comme Loudéac. C'était à nous d'organiser rapidement cette échappée afin qu'elle aille le plus loin possible.

« J'AI BIEN JOUÉ »

Mais l'échappée a eu du mal à creuser un écart conséquent...
Quand j'ai vu que l'on prenait seulement 30" d'avance, j'ai cru que ce serait trop juste mais le groupe s'est bien organisé et l'écart est remonté. Il fallait ensuite retenter quelque chose et j'ai attaqué dans le dernier tour pour casser le groupe. Je l'emporte après une très belle course de toute l'équipe.

La météo maussade a-t-elle été en ta faveur ?
Oui. Certains virages étaient humides, ce qui étirait le peloton. On était sur la sixième épreuve depuis le début des Plages, il commençait à y avoir de la fatigue. Moi aussi, je commençais à fatiguer. Le peloton cassait régulièrement et à un moment le bon groupe est parti.

Une fois échappé, tu pouvais assurer le général, mais tu es allé chercher la victoire...
En sortant dans la dernière bosse, j'ai dit à Valentin Ferron : "Vas-y, si tu veux gagner, il faut que tu roules". Fabien Rondeau est rentré. J'ai réussi à bien nous organiser. Il fallait que l'on arrive tous les trois ensemble. Dans une arrivée pour puncheur comme celle-ci, c'était bon pour moi. Peut-être que ça convenait encore mieux à Valentin Ferron, mais j'ai bien joué en lançant au dernier moment. C'est agréable de remporter le général, mais c'est encore mieux en remportant la dernière épreuve.

« PLUS QUE PARFAIT »

Tu remportes deux épreuves et le général, est-ce un début de saison parfait ?
C'est même plus que parfait. Je ne m'y attendais pas. Je ne suis pas un pur sprinteur, même si j'arrive à me débrouiller. Ça me donne envie d'encore plus travailler mon sprint. On se prend vite au jeu. J'ai commencé par une septième place, puis une quatrième. On fait troisième du contre-la-montre par équipes. On était venu pour gagner une épreuve et à l'arrivée, on en gagne deux et le général. C'est super.

Penses-tu avoir être au top de ta forme ou as-tu encore de la marge ?
Je suis bien. Je suis posé. J'ai une petite vie de famille, ça aide mentalement. Je ne fais pas que du vélo, je travaille à côté. Ça aide à penser à autre chose. Je sais que l'hiver est important et j'ai bien bossé pour être en forme. Il va falloir continuer comme ça.

Tu es réputé pour ta régularité, mais as-tu ciblé des objectifs pour cette saison ?
J'aime les courses pour puncheurs. J'ai donc un calendrier en Bretagne avec des courses assez dures et usantes. Il va falloir en profiter. Les Classiques bretonnes vont commencer et dès la semaine prochaine, on sera sur la Melrandaise et la Route bretonne. Il y aura ensuite Manche-Atlantique qui sera une bonne répétition pour le championnat de France de Plumelec. Ça sera un premier test.

« C'EST LE BUT »

Le championnat de France est également un objectif ?
J'ai ça dans le coin de ma tête. C'est un circuit pour puncheurs, il y a un beau maillot au bout. C'est le seul maillot que je peux avoir dans la saison. Je vais essayer de bien le préparer pour arriver au top au mois de juin.

On imagine que la finalité sera de repasser pro à la fin de l'année ?
C'est le but. J'ai fait une pause en 2018 et l'an passé, je suis bien revenu mais je n'ai pas réussi à repasser pro. Cette année, je retente ma chance. J'espère faire une saison encore plus belle, remporter de belles courses, des Classe 2, des manches de Coupe de France. J'espère qu'il y aura au bout une petite place pour moi dans une équipe professionnelle.

Avec ce début de saison, as-tu fait le plein de motivation ?
J'ai fait le plein de motivation et de confiance, c'est important. J'ai surtout vu que j'avais un très bon groupe autour de moi. Il va falloir penser au collectif et essayer de faire gagner les jeunes, c'est important. Aujourd'hui, ils étaient avec moi devant et ils ont très bien roulé. Si le groupe arrivait groupé, on emmenait le sprint pour Maxime Rio. C'est d'ailleurs lui qui a réglé le groupe pour la 4e place. Après avoir passé toute la journée devant, c’est très bien. Avec Thibault D'Hervez, ce sont des gamins qui ont du moteur et c'est intéressant pour la suite. Il faut que l'on reste soudé et motivé. Quand il faut aller rouler, tout le monde participe, personne ne fait la tête, c'est plaisant.

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