Ivan Sosa : « Ce n'était pas facile à gérer »

Crédit photo Corentin Richard - DirectVelo

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Cette fois-ci, c’est fait. Après avoir pris par deux fois la deuxième place des premières étapes avec Eddie Dunbar puis Chris Lawless, le Team Ineos a remporté, ce samedi, la 3e étape de la Route d’Occitanie, et ce par l’intermédiaire de l’une de ses jeunes pépites, en la personne d’Ivan Sosa. Alors qu’Egan Bernal impressionne actuellement sur les routes du Tour de Suisse, son compère et compatriote de la formation britannique a lui aussi marqué les esprits. Aérien dans les cols pyrénéens, Ivan Sosa s’est joué d’Alejandro Valverde et de Rigoberto Uran dans le final pour enlever la victoire d’étape, signant ainsi son premier succès sous ses nouvelles couleurs (voir classements). “C’est un grand moment pour moi. C’est ma première victoire de la saison, la première avec l’équipe Ineos… J’attendais ce moment et le voilà. C’est super. J’ai pu profiter du travail de toute l’équipe et je tiens à tous les remercier”, résumait le coureur au micro de DirectVelo après l’arrivée.

Le Colombien se félicite de la force collective de sa formation. “Aujourd’hui (samedi), on a réalisé une très belle course d’équipe. Sébastian (Henao) a fait un beau boulot à l’avant, puis Pavel (Sivakov) a également tenté sa chance. On savait que ça lui tenait à coeur de faire quelque chose, lui qui évoluait pratiquement à la maison ici. Il y avait aussi Eddie (Dunbar) dans le groupe des favoris pendant longtemps. On a répondu présent”.

« JE NE SAVAIS PAS VRAIMENT QUAND ET COMMENT ATTAQUER »

Dans les tous derniers kilomètres de la montée vers l’Hospice de France, sur les hauteurs de Luchon, le grimpeur de poche a tenté de décrocher le Champion du Monde et leader de l’épreuve, Alejandro Valverde. Un plan qui a fonctionné… mais seulement quelques minutes, face au tenace Murcien. “Nous étions tous à la limite. Lorsque j’ai vu Alejandro en difficulté, c’était vraiment une bonne chose pour moi mais lorsqu’il est rentré, je me suis à nouveau inquiété. On connaît tous son punch, on sait qu’il est très rapide dans les sprints en bosse. J’étais donc inquiet à l’idée de l’emmener avec moi jusqu’à la ligne”.

Rien n’a été épargné à Ivan Sosa puisque lorsqu’Alejandro Valverde pointait à quelques secondes derrière, en contrebas, c’est son compatriote Rigoberto Uran qui était collé à sa roue arrière, sans lui prendre le moindre relais. “Ce n’était pas facile à gérer pour moi. Je ne savais pas vraiment quand et comment attaquer, quand réessayer quelque chose… Dans le dernier kilomètre, il fallait se concentrer sur la victoire d’étape. J’hésitais à accélérer aux 300 mètres, ou aux 200 mètres… Finalement, j’ai produit mon effort au bon moment”.

 

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