Lionel Taminiaux : « Je n’en reviens pas »

Crédit photo Cédric Congourdeau - DirectVelo

Crédit photo Cédric Congourdeau - DirectVelo

Ils l’ont fait ! Ce dimanche, Lionel Taminiaux et Robin Carpenter sont parvenus à résister jusqu’au bout au retour du peloton pour se disputer la gagne sur la cinquième manche de la Coupe de France professionnelle. Et c’est finalement le Belge de la formation Wallonie-Bruxelles qui l’a emporté, décrochant par la même occasion son premier succès dans les rangs professionnels (voir classement). DirectVelo a recueilli la première réaction du coureur de 22 ans.

DirectVelo : Quel scénario dans ce final de course !
Lionel Taminiaux : Je ne pensais pas pouvoir aller au bout mais avec 6’30” à 80 kilomètres de l’arrivée, je me suis dit que ça pouvait le faire. Certains mecs semblaient à bloc et cramés, mais tout le monde a bien roulé malgré tout. Chacun a fait son job et c’est aussi grâce à ça qu’on est allé au bout.

« NORMALEMENT, CA NE SE FAIT PAS TROP »

En début de journée, tu avais pourtant eu un temps de retard…
La consigne, c’était de rouler et travailler pour Baptiste Planckaert en vue d’un sprint. Mais je me suis retrouvé à pouvoir aller devant. Sur le coup, j’ai raté le bon coup, et j’ai vu un coureur de Caja Rural (Xavier Canellas Sanchez, NDLR) ressortir. La Groupama-FDJ et l’ensemble du peloton ont fait une sorte de barrage. Je suis passé sur le bas-côté pour sortir. Normalement, ça ne se fait pas trop, mais je me suis dit qu’il fallait prendre la roue du Caja Rural. On a mis longtemps à rentrer tous les deux mais ils ont fini par nous attendre. J’ai quand même eu le temps de douter, surtout qu’on avait vent de dos, alors c’était encore plus dur de rentrer. Dans ces circonstances, je n’en reviens pas de gagner. J’avais déjà lâché pas mal de cartouches dès le début de course… 

Ces échappées au long court qui vont au bout se font de plus en plus rares…
Pendant l’étape, je suis allé parler avec le coureur de Rally Cycling (Robin Carpenter, NDLR). J’ai senti que c’était le plus fort du groupe et je lui ai dit que si l’on collaborait bien et qu’il ne me lâchait pas dans les côtes, on pouvait aller au bout. Je lui ai promis que s’il ne me lâchait pas, je roulais à fond avec lui jusqu’au bout et que ça pouvait le faire. J’ai vraiment dû m’arracher dans les bosses car c’était le plus fort. J’ai tenu parole en roulant à fond avec lui jusqu’au dernier kilomètre.

« JE SUIS EN CONFIANCE »

Comment as-tu géré ton dernier kilomètre ?
Un coéquipier m’a dit que l’on avait encore quinze secondes d’avance. C’était jouable au sprint pour moi, j’avais fait 7e à Adélie vendredi. J’ai lancé au 200 mètres et j’ai réussi à prendre quelques vélos d’avance.

T’imaginais-tu pouvoir décrocher un succès en Classe 1 dès cette saison ?
C’est une magnifique victoire, ma plus belle. C’est ma première véritable saison en tant que pro et je suis super content. Je suis content et soulagé. Hier, Justin Jules a été battu d’un demi-boyau. C’est bien de gagner pour l’équipe. Chaque année, j’arrive à gagner des courses d’un niveau toujours plus élevé. Je suis en confiance depuis le début de saison, même si j’ai dû souvent travailler pour l’équipe. Ils avaient roulé pour moi vendredi, pour m’emmener le sprint à Adélie. C’est inimaginable que l’échappée aille au bout aujourd’hui (dimanche), avec les équipes de sprinteurs qu’il y avait. 

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