Gregoire Salmon a pensé aux copains

Crédit photo Guy Dagot - www.sudgirondecyclisme.fr

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Au moment de rembobiner le film de sa course, Grégoire Salmon peut raconter mètre par mètre le dernier kilomètre du Tour du Périgord qu'il a conclu en vainqueur ce dimanche. Au moment de franchir la flamme rouge, le sociétaire de l'ES Torigni est en tête dans un groupe d'échappés sorti dans les deux derniers tours. C'est à ce moment-là que Morne Van Niekerk, parti en contre, fait la soudure. "Il a mis une sacoche direct, j'ai réussi à y aller", raconte le Normand à DirectVelo.

« JE ME SUIS DIT : C'EST MORT »

Le Sud-Africain du Team Magimel est rejoint. "Dans les 500 derniers mètres, j'ai tout donné", prévient le 2e du Tour de l'Ardèche Méridionale. "Aux 400 mètres, quand Alexandre Caudoux est parti, je me suis dit : « c'est mort »". Derrière le sociétaire de l'UV Limoges-Team U 87, le coureur de 21 ans ne baisse toutefois pas les bras. "Aux 200 mètres, je me suis dit que ça allait être compliqué et j'ai pensé à tout le taf' abattu par les copains depuis le début de la course". Le lauréat de la quatrième manche de la Coupe de France DN3 a été épaté par ses coéquipiers pendant la course. "Damien Degot a été exceptionnel. Il était dans tous les coups qui sortaient en costaud. Arnaud Lesellier était aussi impressionnant", souligne-t-il.

Alors pour ne pas avoir de regrets, il donne tout ce qui lui reste dans les 200 derniers mètres. "Je n'ai pas écouté mes jambes". Plus que 100 mètres. "Alexandre Caudoux s'est retourné mais il n'a pas réussi à se lever quand il m'a vu. J'ai enfin commencé à y croire et je me suis dit que c'était bon".

SORTI EN FACTEUR

Cette première victoire de l'année arrive au bon moment. "J'ai tourné autour en début de saison", indique le 2e de Plaintel-Plaintel, "mais depuis le mois d'avril, j'avais du mal à revenir". En début de course ce dimanche, sur les routes du Périgord, le 4e de la Vienne Classic ne se sent pas "fringant". "Mais ça allait mieux dans les bosses. J'ai commencé à y croire à deux tours de l'arrivée". C'est à ce moment là qu'il sort "en facteur". "Corentin Ville a attaqué, il a fait un gros numéro. Florian Villette est revenu sur lui. Je me suis mis en tête de peloton... Puis je me décale à gauche, on sort à quatre et on réussit à rentrer sur la tête. Derrière ça a fait rideau". Les six hommes de tête se font une petite frayeur quand les voitures les doublent dans le dernier tour. "On a tout mis à ce moment-là. Si on se faisait reprendre, au sprint on n'aurait rien eu".

Dans cette quatrième manche de la Coupe de France DN3, chaque point est précieux et les places d'honneur commencent à valoir cher. Après ce Tour du Périgord, l'ES Torigni conserve sa 3e place au classement général avant la finale du Grand Prix de la Tomate, le 9 septembre. "Ce Grand Prix de la Tomate va être décisif. Jusqu'à présent il ne m'a jamais réussi mais cette année chaque Coupe de France se joue sur un coup de poker, alors on verra. En tout cas, le club vise la montée", conclut Grégoire Salmon.

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