« Rien n’est impossible » : Paul Seixas explique son choix et détaille ses ambitions pour le Tour

Crédit photo Nicolas Mabyle / DirectVelo

Crédit photo Nicolas Mabyle / DirectVelo

C’était une prise de parole attendue. Ce mercredi après-midi, Paul Seixas était l’invité du Super Moscato Show, sur l’antenne de nos confrères de RMC. L’occasion, bien sûr, d’apporter quelques éclairages quant à son choix de disputer son premier Tour de France cet été et sur les ambitions qui seront les siennes en juillet prochain.


LA VUELTA N’A JAMAIS ÉTÉ ENVISAGÉE

La décision, d’abord : le Lyonnais a clairement fait comprendre que participer au Giro ou à la Vuelta n’aura, en réalité, jamais été véritablement une option. “Ça me tenait vraiment à cœur de faire une course de trois semaines dès cette année. Beaucoup de choses rentraient en concurrence avec le Giro et la Vuelta (dans le calendrier, NDLR), donc ça s’est vite recentré sur le Tour. J’ai toujours voulu faire le Tour cette année”. Le leader de la formation Decathlon CMA CGM ambitionne, plus tard dans la saison, de briller au Canada lors du Championnat du Monde, où il devrait être le leader de l’équipe de France de Thomas Voeckler. Il était donc inenvisageable de participer au Tour d’Espagne.

La question était plutôt de savoir s’il serait prêt physiquement pour disputer le Tour de France, ou s’il attendrait l’an prochain pour découvrir une course de trois semaines.
D’où les fameux points de passage évoqués depuis les premières compétitions de cet exercice 2026. “J’espérais que tout se passe bien cette saison, que je valide toutes les étapes pour pouvoir être présent au Tour”. Ses performances XXL tant au Pays Basque - vrai point de bascule dans sa décision et celle du staff - que sur les Ardennaises - lauréat de la Flèche Wallonne, 2e de Liège-Bastogne-Liège - ne laissaient ainsi plus beaucoup de place au doute et le choix est devenu de plus en plus évident au fil des week-ends. Pour autant, peu de monde était dans la confidence, encore ces derniers jours. “Mes parents l’étaient, mon frère et les dirigeants de l’équipe. Ça s'est résumé à six-sept personnes”.

« JE N’AI PAS PEUR »

Physiquement, Paul Seixas a-t-il trois semaines dans les jambes, du haut de ses 19 ans ? Voilà une question qui revient fréquemment et qui a bien sûr été posée au principal intéressé. “Il y a forcément une interrogation. Mais je n’en ai pas peur, ça m’intéresse, justement, j’ai vraiment envie de voir ce que ça va donner (...) Lors de la première semaine, je serai sur quelque chose que je connais, même si ça restera différent avec tout ce qui gravite autour du Tour. Ensuite, ce sera l’inconnu les deux semaines suivantes. Il y aura une part de découverte, forcément”.

S’il a semblé vouloir se tester à plusieurs reprises en pensant déjà à la suite, notamment lors du dernier Tour du Pays Basque, Paul Seixas n’aura cette fois-ci sans doute pas le loisir d’attaquer dans tous les sens ou de prendre autant de risques. Et il en a bien conscience. “Ce sera différent. Il faudra bien gérer mes efforts. Il y a trois semaines à tenir alors je vais devoir plus calculer”.

DES RÊVES DE MAILLOT JAUNE À BARCELONE 

Alors quelles ambitions pour Paul Seixas sur cette Grande Boucle ? “J’y vais pour le général, bien sûr”, répond-il clairement. “C’est comme ça que je vais prendre beaucoup d’expérience”. Il évoque ainsi le rêve d’un podium final mais n’a pas voulu envisager la possibilité d’une victoire, alors que Tadej Pogacar sera l’archi-favori. “Aujourd’hui, les faits parlent pour lui. Il a gagné quasiment toutes les courses du début de saison, il a déjà gagné quatre fois le Tour. Pour l’instant, je n’imagine même pas une comparaison. Mais je vais me battre pour essayer de le titiller, même si ce n’est qu’en début de Tour. Rien n’est impossible, mais il faut quand même être mesuré dans les ambitions”.

Enfin, Paul Seixas a évoqué la possibilité, dans le meilleur des scénarios, de revêtir le maillot jaune d’emblée, en Espagne. En effet, ce Tour 2026 débutera par un chrono par équipes à Barcelone et
Decathlon CMA CGM avait réalisé une performance très intéressante dans l’exercice, en mars dernier, lors de Paris-Nice. Sans Paul Seixas, mais avec déjà la promesse de pouvoir rêver en grand en juillet, alors qu’un autre chrono par équipes sera également proposé aux coureurs, en guise de préparation grandeur nature, lors du Tour Auvergne-Rhône-Alpes, à Perreux. “Ce chrono est assez favorable pour notre équipe alors ce n’est pas impossible”, lance-t-il sans langue de bois en évoquant la possibilité de le remporter et de se vêtir du maillot jaune. Mais la priorité sera donc de viser un bon classement général, d'emblée, pour sa première tentative. 

Mots-clés

En savoir plus

Portrait de Paul SEIXAS