Cofidis : Une victoire pour Stanislaw Aniolkowski, un nouveau flop pour Emanuel Buchmann

Crédit photo Nicolas Mabyle / DirectVelo
Alors que le Belge Tom Crabbe, l’une des révélations de cette première partie de saison, a fait figure d’épouvantail lors des emballages massifs du dernier Tour de Turquie, Stanislaw Aniolkowski a tout de même trouvé une ouverture, en milieu de semaine, pour lever les bras et ainsi décrocher sa première victoire de la saison. La première depuis près de trois ans même, à une semaine près, et la sixième pour Cofidis cette année. “Stan a fait une très belle semaine. Il avait déjà fait 5 le premier jour, et il a encore fait 3 le dernier jour. Il confirme sa bonne condition actuelle”, se réjouit celui qui était son directeur sportif en Turquie, Jean-Luc Jonrond, auprès de DirectVelo.
“On savait que (Tom) Crabbe allait être un client cette semaine et ça n’a pas loupé. Mais on espérait en claquer une et on l’a fait. C’est bien de revenir de Turquie avec une victoire d’étape et plusieurs places d’honneur. C’était l’objectif principal mais face à une belle concurrence, ce n’était pas facile”, reprend le technicien de la ProTeam nordiste. “On avait d’autres objectifs avec également l’envie de faire un bon général, avec Emanuel Buchmann et Sylvain Moniquet”.
« ON EST EN PLEINE RÉFLEXION »
Mais l’énigmatique coureur allemand, transparent depuis l’été dernier et qui misait beaucoup sur cette épreuve de niveau ProSeries, est encore passé à côté. “Il a toujours des douleurs à la suite de sa chute au Tour du Pays Basque. Il a mal aux côtes et s’en est plaint pendant toute la semaine. Ça ne remet pas en cause la suite”, assure Jean-Luc Jonrond, tout de même conscient qu’il reste beaucoup de travail pour l’ancien 4e du Tour de France (2019), et qu’il va peut-être falloir s’ajuster dans les semaines à venir, alors qu’Emanuel Buchmann espère briller sur le Tour Auvergne-Rhône-Alpes puis lors du Tour de France. “C’est aussi à nous d’analyser le pourquoi du comment. On est en pleine réflexion, on va tout faire pour le remettre sur les rails”, admet l’ancien coureur professionnel de l’équipe R.M.O.
Collectivement, Jean-Luc Jonrond préfère tout de même voir le verre à moitié plein plutôt qu’à moitié vide. “On est satisfait du travail de l’ombre de certains coureurs comme Nicolas Debeaumarché (qui a resigné jusqu'en 2028) ou Camille Charret. Ils font du bon boulot. Pour Camille, c’était une première course par étapes à ce niveau, et en plus sur huit jours. C’est un point de passage intéressant et de bon augure pour la suite”. De son côté, Stanislaw Aniolkowski va désormais partir en stage en altitude personnel, du 11 au 29 mai - serait-ce pour préparer le Tour de France ? - avant de retrouver les courses d’un jour belges début juin puis la Copenhagen Sprint, au niveau WorldTour, le 14 juin prochain.
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