Raphaël Jeune : « On finit avec un Paris-Roubaix honorable »

Crédit photo Ronan Caroff - DirectVelo

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Dans une bonne dynamique avec son front de puncheurs, Cofidis comptait sur ses coureurs de Classiques pour imiter ses Espagnols, Ion Izagirre et Alex Aranburu, tous les deux vainqueurs récemment, l'un au GP Indurain, l'autre sur une étape du Tour du Pays Basque. Si les résultats ne sont pas au même niveau que sur le front espagnol, Raphaël Jeune, manager de la ProTeam, estime qu'il n'y a pas à rougir de cette campagne de Classiques. À l'image de Paris-Roubaix, ce dimanche, où Stanislaw Aniolkowski est entré dans le Top 20, au terme d'une nouvelle édition mouvementée. Raphaël Jeune fait le bilan auprès de DirectVelo.


DirectVelo : Quelles sont tes impressions à la fois sur aujourd'hui et sur l'ensemble de la période ?
Raphaël Jeune : Les impressions sont bonnes parce qu'on finit avec un Paris-Roubaix honorable, 18e avec Stan (Aniolkowski), et toute l'équipe termine. On a des jeunes comme Clément Izquierdo et Camille Charret, qui est le deuxième plus jeune qui finit son premier Paris-Roubaix. Le bilan est satisfaisant, d'autant que sur l'ensemble des Classiques, on a joué un petit peu de malchance avec des chutes, notamment Jenthe Biermans, Alex Kirsch et Piet Allegaert, qui auraient dû être présents tous les trois normalement. Du coup, on n'avait pas l'équipe la plus forte qu'on pouvait imaginer dans l'hiver, mais ceci dit, on s'est montré offensifs dès le départ. 

Ce qui a permis à d'autres de s'illustrer aussi...
On voit qu'au Tour des Flandres, un jeune comme Edoardo Zamperini a pris l'échappée. En plus des bons résultats qu'on a sur les autres fronts, c'est encourageant. On espère encore mieux, bien sûr, et aller plus haut. Ce n'est pas encourageant pour les coureurs, mais on va les faire travailler encore plus. Et peut-être pour certains, encore plus de concentration en course, plus de vista, et aussi moins de malchance. On va essayer de renforcer l'équipe dans tous les secteurs et de courir encore plus, d'avoir une équipe encore plus homogène pour courir plus devant. Et ainsi éviter des chutes quand il y en a.

En revanche, Dylan Teuns ne s'est pas beaucoup montré...
Je pense qu'il s'est mis une certaine pression. Parce que forcément c'est la période de l'année où normalement il doit bien marcher. Donc je pense que lui-même attendait mieux de lui, notamment sur le Tour des Flandres. Après, Dylan a une spécificité, c'est qu'il peut être aussi présent sur les Ardennaises. Je pense que là, il va se refaire la cerise et bien marcher avec le groupe des Espagnols qui vont arriver. Donc je pense que c'est de bon augure.

« C'ÉTAIT UN PEU STRESSANT AU DÉBUT »

Le bilan global est plutôt bon depuis le début d'année !
Oui, le bilan est bon. On fait un bon début d'année. L'état d'esprit est très bon, que ce soit dans le staff ou chez les coureurs, chez les filles aussi. Maintenant, il faut continuer et ne pas se reposer sur nos lauriers. Le but, c'est de gagner encore plus de courses. Donc on va essayer d'y arriver dès mercredi.

À titre personnel, en tant que manager, comment vis-tu cette expérience ?
Pas mal. C'était un peu stressant au début, notamment ce (dimanche) matin, parce que c'est mon premier Paris-Roubaix en tant que manager. C'est ma course préférée. Du coup, c'est toujours un petit peu stressant. Paris-Roubaix, ce n'est pas une science exacte. Tu as toujours peur de retrouver un coureur dans une grave chute. On en a eu, avec Damien (Touzé) notamment. Donc tu as toujours peur de tout ça. Donc je suis content que toute l'équipe termine. 

Ça a l'air de te tenir à cœur !
Pour beaucoup d'autres équipes, ce n'est pas important. Mais pour moi, c'est super important. Je suis très satisfait que Camille finisse son premier Paris-Roubaix. Il vient de faire quasiment un mois en Belgique. Ce n'est quand même pas évident quand tu es néo-pro. Même lui avait beaucoup d'émotion à l'arrivée. Il a déjà passé un cap. Clément Izquierdo, c'est un peu pareil. Je pense qu'il sait qu'il peut encore faire mieux. Donc on repart avec une satisfaction d'avoir mouillé le maillot. On a une place dans les 20 premiers, même si on espérait une place dans les 10. Mais on voit que c'est très dur. Je pense qu'on peut être satisfaits.

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