Cofidis, le temps de l’euphorie

Crédit photo Nicolas Mabyle / DirectVelo

Crédit photo Nicolas Mabyle / DirectVelo

Tout n’a pas toujours été simple du côté de la formation Cofidis ces dernières années, et c’est le moins que l’on puisse dire. Mais la ProTeam nordiste - redescendue en deuxième division l’hiver dernier - est en train de vivre l’une de ses plus belles semaines depuis bien longtemps. Après le numéro de Ion Izagirre sur les routes du GP Miguel Indurain, samedi dernier, c’est Alex Aranburu qui a remis le couvert, ce jeudi, à l’occasion de la quatrième étape du Tour du Pays Basque, au niveau WorldTour. “J’ai du mal à décrire ce que je ressens, c’est vraiment quelque chose de très particulier. Je n’avais pas eu mes meilleures jambes ces derniers jours mais là, tout s’est déroulé de la meilleure des façons possible”, se réjouissait-il au micro de DirectVelo après le podium protocolaire, béret basque sur la tête.


Comme la veille, et comme imaginé par beaucoup une fois encore au départ
dont Paul Ourselin pour Cofidis, les attaquants ont eu le dernier mot en Espagne. Encore fallait-il prendre la bonne échappée. “Je n’avais pas pu le faire hier (mercredi), je n’avais pas de très bonnes jambes, j’étais déçu. J’avais à coeur de me rattraper aujourd’hui”, promet Alex Aranburu. Une fois devant, le plus dur était encore loin d’être fait pour le puncheur basque, avec une grosse trentaine de concurrents à l’avant, et pas des moindres. Il est tout de même parvenu à ressortir avec le seul Tobias Halland Johannessen (Uno-X Mobility) dans les dernières pentes de la montée de Legina, à dix bornes de la ligne, avant de régler le Norvégien dans la butte finale. “Je savais que ça revenait très près. Je pensais qu’il y avait davantage d’écart. Quand j’ai vu que ça revenait avec Ion (Izagirre), j’ai été surpris mais par chance, il m’en restait encore un peu dans la dernière rampe pour résister. J’ai décidé d’attendre le tout dernier moment pour un sprint court et c’était la bonne solution”.

LOIN DE LA CONTROVERSE DE L’AN PASSÉ

Derrière la paire hispano-scandinave, Ion Izagirre a eu le temps de faire la jonction après un énorme dernier kilomètre. Lui aussi a décidément des jambes de feu en ce début de printemps. “J’ai vu qu’ils se regardaient alors j’ai décidé d’en mettre une. Mais Alex était assez fort pour gérer ça devant, on est super content, c’est une grande victoire pour l’équipe, et c’est aussi bien que ce soit lui qui l’emporte”. Une victoire moins controversée que l’an passé pour Alex Aranburu, lui qui avait déjà gagné une étape en 2025 après avoir un temps été disqualifié pour avoir pris un rond-point dans le mauvais sens, avant que le jury des commissaires ne fasse machine arrière. Romain Grégoire, 2e sur la ligne, était alors monté sur le podium protocolaire pour recevoir le bouquet du lauréat d’étape,
avant d’apprendre, dans le bus, que la victoire revenait à l’enfant du pays.

Cette fois-ci, pas de contestation possible et Alex Aranburu ajoute une troisième victoire sur le Tour du Pays Basque à sa collection, pour la plus grande joie de Jamie Meehan : “On n’a pas lâché l’affaire, on avait une totale confiance en nos deux leaders. Hier, tout n’avait pas bien fonctionné, on avait loupé l’échappée, mais on savait que ça restait possible. C’est un grand moment pour l’équipe”. Une joie forcément partagée par Yaël Joalland, qui n’a pas manqué de sauter dans les bras de son compère irlandais après la ligne. “Ils marchent vraiment fort les gars, ça fait plaisir”. Et si ce n’était pas fini ?

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Portrait de Alex ARANBURU DEVA
Portrait de Ion IZAGIRRE INSAUSTI
Portrait de Yaël JOALLAND
Portrait de Jamie MEEHAN