Bien qu'« en bout de course » après 200 km, Victor Loulergue brille encore

Crédit photo Nicolas Mabyle / DirectVelo

Crédit photo Nicolas Mabyle / DirectVelo

Quel début de saison pour Victor Loulergue. Alors qu’il a rejoint cet hiver la réserve de la Groupama-FDJ United, le néo-pro vient d’enchaîner les trois premières courses françaises de la saison avec la WorldTeam, à chaque fois en se mettant en évidence. Initialement, il n'était pas prévu qu'il participe au CIC Tour de la Provence, mais il a remplacé au dernier moment Eliott Boulet, forfait. 


6e devant le Stade Vélodrome lors du Grand Prix de Marseille-La Marseillaise, 4e de l’étape du vendredi sur l’Etoile de Bessèges puis encore 9e du chrono final à Alès, l’athlète de 21 ans a signé un nouveau Top 10 vendredi dernier, à Saint-Victoret, sur le Tour de la Provence, avant de prendre part à la bonne échappée ce dimanche lors de la troisième et dernière étape de l’épreuve de Classe 1. Jusqu’à jouer la victoire d’étape dans les rues d’Arles.

« C’EST FRUSTRANT »

“Axel Laurance est sorti avec le mec de Roubaix (Daniel Arnes, NDLR) aux trois-quatre bornes. C’était vraiment désorganisé dans les quinze derniers kilomètres et personnellement, je commençais à être en bout de course”, concédait-il au micro de DirectVelo à chaud, juste derrière la ligne d’arrivée. “Forcément, ça fait un peu chier de ne pas arriver pour la gagne, je fais 4 mais bon… Passer si proche, c’est sûr que c’est dommage car la forme est là. C’est frustrant”.

Toujours est-il que Victor Loulergue affiche une grande condition d’emblée en ce mois de février et cumule donc déjà cinq Top 10 depuis le début de la saison, en trois courses. Une sacrée performance pour un coureur qui évoluait encore sous le maillot de Bourg-en-Bresse AC l’an passé et qui, pour rappel, vise avant tout des épreuves de Classe 2 et Espoirs en 2026. “Les sensations sont là, ça fait plaisir. Aujourd’hui (dimanche), dès le début de course, il n’y a pas un groupe qui partait sans moi. Dès qu’il y avait plus de cinq mecs, j’étais dedans. Je ne voulais vraiment pas louper l’échappée car elle avait de bonnes chances d’aller au bout. Quand j’ai vu les clients qu’il y avait avec moi devant, je me suis dit qu’on pouvait aller loin. On a bien géré le truc”. Voilà assurément de l’expérience accumulée qui lui servira pour les prochaines courses sur lesquelles il se retrouvera devant. Et il fait peu de doute qu'il y en aura d'autres. 

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