À Bessèges, la force collective des Groupama-FDJ United n’a pas été récompensée

Crédit photo Fabien Lenfant / DirectVelo

Crédit photo Fabien Lenfant / DirectVelo

Ils voulaient créer des différences au classement général, écarter des garçons dangereux tels que le Danois Niklas Larsen de la lutte pour la victoire finale. Mais les Groupama-FDJ United, malgré plusieurs offensives et une belle force collective, n’ont pas pu éviter une nouvelle arrivée au sprint, ce vendredi dans les rues de Bessèges, lors de l’Etoile du même nom. “On a essayé d’accélérer dans une bosse, ça a quand même bien pété mais ça ne s’est pas entendu et c’est donc rentré”, regrettait Maxime Decomble au micro de DirectVelo, quelques instants après l’arrivée. “Même sur la fin, on est ressorti avec Ewen (Costiou) dans le dernier pétard aux trois bornes mais c’est encore revenu. On espérait faire des écarts, c’est dommage mais c’est comme ça”, ajoute le Provençal. 


LES DEUX LEADERS SONT PASSÉS À L'ATTAQUE

Son compère breton a les mêmes regrets, mais également la même satisfaction d’avoir de bonnes jambes et d’avoir fait mal à la concurrence. “Le positif, c’est que toute l’équipe était très forte. On a super bien joué collectivement avec Max et Victor (Loulergue). On n’a pas repris de temps au général mais c’est quand même de bon augure pour la suite. Pour moi qui ne suis généralement pas trop un homme de début de saison, c’est bien, la forme est là. Il y a du positif à en retirer”.

Tout devrait désormais se jouer lors de l’habituel chrono final du côté d’Alès. “On a deux cartes au sprint pour demain (samedi), ce sera peut-être une étape de transition, même si on peut s’attendre à tout sur l’Etoile de Bessèges, on ne sait jamais… Mais le général va se dessiner au chrono et le plus fort gagnera”, imagine Ewen Costiou, ancien sociétaire de la défunte formation Arkéa-B&B Hôtels.

UN TRÈS BEL ACCESSIT AU SPRINT POUR VICTOR LOULERGUE

Au sprint le long de la Cèze, Victor Loulergue est allé chercher une belle place au pied du podium lors d'un troisième acte enlevé par l'Allemand Henri Uhlig, après avoir déjà terminé 6e à Marseille il y a moins d’une semaine lors du Grand Prix d’ouverture. “Idéalement, ça aurait été mieux en plus petit comité. Dans les montées, quand on accélérait, on n’était plus qu’une quinzaine devant, ça aurait pu le faire”. Après le retour des grosses cuisses, la donne a changé. “Même si j’ai une bonne petite pointe de vitesse, je suis loin d’être aussi rapide que des mecs comme (Lukas) Kubis donc je suis content de cette place”, lance l’ancien coureur de Bourg-en-Bresse AC, qui assure avoir dû improviser dans le dernier kilomètre. “C’était un peu freestyle. Lorenzo (Germani) est rentré sur la fin, je lui ai dit que j’étais là et il a essayé de me remonter. Puis j’ai fait mon sprint”.

Le voilà plus que jamais convaincu qu’il peut faire de belles choses chez les pros dès cette saison. “Au fond de moi, j’espérais marcher mais c’est dur de se rendre compte du niveau avant d’y être. Là, je vois que je suis dans les clous. Ewen m’a dit de ne pas m’inquiéter et que j’en gagnerai plus tard. J’espère qu’il a raison”, rigole-t-il pour conclure. En attendant, tout reste à faire au général pour ses deux leaders Ewen Costiou et Maxime Decomble.

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