Emilien Jeannière : « J'ai des étoiles plein les yeux »

Crédit photo Michaël Gilson - DirectVelo
Emilien Jeannière va découvrir les Grands Tours, et pas n'importe lequel. Ce samedi, il sera au départ du Tour de France à Lille. "J'ai des étoiles plein les yeux. Il ne va pas falloir faire de complexes. J'ai quand même des ambitions, je pense qu'il y a moyen de faire quelque chose sur les sprints et ça va commencer dès la première étape. Je reste concentré là-dessus". Le coureur de TotalEnergies le sait, le premier maillot jaune devrait revenir à un sprinteur. Alors, les rêves sont permis. "C'est assez rare d’avoir un sprint pour le maillot jaune en première étape. Il va y avoir beaucoup de tension, c'est un sprint plutôt plat en ville. Je vais rester confiant sur ce que j'ai fait récemment, avec ma 3e place à Copenhague. Tout est faisable sur les sprints comme ça, on ne sait jamais".
Présent au Critérium du Dauphiné il y a un mois, l'ancien vainqueur du Challenge DirectVelo avait déjà été frustré sur la première étape, lorsque les cadors du classement général avaient décidé de dynamiter la course. "Je suis dans l'optique de viser au mieux, viser la première place, et on fera les comptes après. Forcément, au Dauphiné, j'étais déçu que ça se joue entre leaders. Il ne faut rien s'interdire, il y aura quand même des étapes au sprint et il y a peut-être des étapes qui seront un peu entre les deux".
AU BON SOUVENIR DES BOUCLES DE LA MAYENNE
Pour ces étapes pas toutes plates, Emilien Jeannière pense avoir une carte à jouer. "Je pourrai peut-être mieux passer que certains sprinteurs. J'aurai des opportunités, mais il ne faudra pas faire de complexe". C'est d'ailleurs l'une de ces étapes qu'il a cochée. Avec une arrivée en faux plat montant, le Vendéen s'imagine bien jouer un coup du côté de l'Espace Mayenne. "L’arrivée à Laval est proche de la maison et j'ai gagné ma première victoire chez les pros en Mayenne. J'aurai un peu plus de monde qui sera présent, notamment des proches. C'est une étape qui me convient bien".
Maintenant, le plateau de sprinteurs a de quoi faire peur. "Il y a des gars comme Tim Merlier ou Jonathan Milan, il y a les meilleurs sprinteurs du monde. Donc face à eux, c'est forcément compliqué". Mais Emilien Jeannière ouvre la boîte à souvenirs et se rappelle qu'il a déjà été capable de rivaliser. "Ça reste un sprint, tout est faisable à l'image de ma 2e place à Paris-Nice, se rappelle celui qui n'avait été devancé que par Tim Merlier, à Bellegarde. Forcément, j'ai des ambitions. Quand je prends le départ d'une course, c'est pour gagner. Mais un podium serait déjà génial. Je vais voir petit à petit". Premier élément de réponse à Lille.
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