Des zones de ravito sur 5 kilomètres

Crédit photo Nicolas Mabyle - DirectVelo
L'UCI avait modifié le règlement des ravitaillements en début de saison (lire ici) avec notamment la suppression des ravito sauvages en dehors des contrôles de ravitaillement et la multiplication des zones de ravitaillement fixe, couplées à des zones de déchets.
Après les premières compétitions, l'UCI adapte son règlement. À partir du 1er avril, le règlement fixe une distance maximale de 5 kilomètres pour ce contrôle de ravitaillement avec au moins 50 mètres linéaires pour chaque équipe. Le nombre de ravitailleurs à pied autorisés pour chaque équipe passe de un à trois. Conséquence de l'allongement à cinq kilomètres, les zones de déchets qui ne pouvaient pas être confondues avec les zones de ravitaillements (soit avant, soit après) peuvent désormais l'être.
PAS DE RAVITO DANS LES POINTS CLÉS DE L'ÉPREUVE
Avec une longueur autorisée de 5 kilomètres, l'obligation de placer les ravito en faux-plat montant est abolie. Il est demandé aux organisateurs de choisir les zones de ravitaillement "en tenant compte du profil du parcours, des conditions de course et des contraintes de sécurité afin d’assurer un nombre suffisant de zones adaptées aux besoins des coureurs". De plus, si des postes fixes de dépannage sont installés sur le parcours, le ravitaillement peut s'y effectuer.
Pour placer leurs zones de ravitaillement, les organisateurs doivent éviter "les descentes, les virages serrés, les sections techniques dangereuses, les routes étroites, en dehors des zones urbaines ou des points clés de l'épreuve". Dimanche dernier dans Gand-Wevelgem, une zone de ravitaillement était installée au sommet du Mont Kemmel, point stratégique de l'épreuve, juste avant un virage en épingle qui amorçait la descente. Toutefois, le règlement donne de la souplesse pour s'adapter à la réalité du terrain.
Les trois ravitailleurs maximum de chaque équipe devront toujours se placer au maximum à un mètre du bord de la chaussée mais l'obligation de matérialiser au sol cette limite est atténuée. Le tracé doit se faire "lorsque cela est possible".
20" DE PÉNALITÉ POUR RAVITAILLEMENT À PIED HORS ZONE
La position et le comportement des soigneurs dans les zones de ravitaillement ont été pénalisés par plusieurs cartons jaunes depuis le début de saison. Mais, comme trop souvent, l'application du règlement (qui est là pour améliorer la sécurité) se fait à géométrie variable, ce qui suscite un sentiment d'injustice. On a vu dans le Circuit Het Nieuwsblad l'ensemble des ravitailleurs avancés jusqu'au milieu de la route, sans aucune sanction.
La nouvelle mouture du règlement ajoute des cas de distribution possible de cartons jaunes dans le WorldTour, ProSeries et Classe 1 (pour les Hommes). Les ravitaillements hors zone sont dorénavant susceptibles d'être punis par un carton jaune pour le coureur et le ravitailleur. De plus, dans toutes les courses par étapes UCI, le ravitaillement à pied en dehors des zones délimitées est pénalisé de 20" au classement général, par infraction.
Enfin, dans le cas d'un coureur ou d'un membre d'une équipe qui se débarrasse d'un déchet en dehors des zones de déchets ou de manière dangereuse (comme les bidons qui rebondissent contre le trottoir et reviennent sous les roues du peloton), cette action sera passible d'un carton jaune dès la première infraction, et plus seulement à partir de la deuxième.
