Constance Valentin, l'involontaire mais belle histoire

Crédit photo Xavier Pereyron

Crédit photo Xavier Pereyron

C’est à peine croyable et pourtant, elle promet qu’il s’agit bel et bien d’un simple hasard. Ce jeudi, pour le premier véritable test face à l’horloge de sa carrière sur une machine de contre-la-montre, Constance Valentin a fait sensation en s’invitant sur le podium protocolaire d’après-course au Tour de Normandie (2.1). Non pas grâce à un temps canon - 50e de l’étape à 1’21” d’Ellen Van Dijk (voir classement) - mais parce qu’elle a décroché le maillot de meilleure grimpeuse en étant la plus rapide sur le GPM du début de parcours, à Bagnoles-de-l’Orne. “Je ne l’ai pas du tout fait exprès ! Je ne savais même pas qu’il y avait un grimpeur. J’étais vraiment concentrée pour cette première. J’avais envie de prendre des repères et apparemment, je suis partie assez fort”, rigole-t-elle après coup pour DirectVelo, première surprise de cette situation. “C’est une coéquipière qui m’a dit que j’étais la meilleure grimpeuse lorsqu’on a regardé le classement ensemble”.

Voilà la belle histoire du jour pour la néo-pro de l’équipe WinSpace, l’ancien Stade Rochelais Charente Maritime. “J’étais vraiment dans l’inconnu mais avec la volonté de donner mon maximum. Et ça s’est plutôt bien passé. Je suis surtout satisfaite d’être parvenue à bien contenir mon stress. Du moins, j’en ai fait du bon stress”, explique l’athlète de 25 ans. L’ancienne sociétaire de Lyon Sprint Evolution est heureuse de sa gestion, malgré son “manque de référence” à ce niveau. “C’était le troisième chrono de ma vie et les deux autres étaient sur vélo traditionnel, donc c’était mon premier vrai chrono. Et je crois que j’aime bien ça ! Franchement, c’était sympa”.

Depuis le début de saison, la Gardoise installée à Nice est en pleine découverte du haut niveau. Ses premières expériences hispano-belge, sur le Tour de Valence puis au Samyn, lui ont déjà beaucoup apporté. “Je ne savais pas du tout comment ça allait se passer en Espagne car je revenais de blessure mais au final, ça allait. J’ai pu aider Karolina (Perekitko) dans le final. Au Samyn, c’était plus compliqué, ça frottait beaucoup, je ne suis pas habituée à ça”. Pour autant, elle se régale de chacune de ses nouvelles expériences. “Pour l’instant, c’est une nouveauté pour moi à chaque fois, c’est motivant. Ce Tour de Normandie est ma première course par étapes à ce niveau. J’espère que tout va bien se passer”. Quoi qu’il puisse se dérouler jusqu’à dimanche, elle a déjà une belle anecdote sous le coude - et sur le dos - à raconter à ses proches et amis en rentrant à la maison. 

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