Maxime Renault : « La première fois que je gagne deux fois la même course ! »

Crédit photo Michaël Gilson - DirectVelo

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Maxime Renault a encore de beaux restes. Après sa victoire en 2019 (lire ici), Maxime Renault s’est de nouveau imposé ce samedi lors du Souvenir Louison-Bobet (voir classement). “C’est la première fois que je gagne deux fois la même course ! Je ne m’y attendais pas forcément. Pour le club, c’est génial !“, s’exclame au micro de DirectVelo le néo-sociétaire du VC Avranches qui n’avait justement plus levé les bras sur une épreuve Élite Nationale depuis 2019, saison faste où il en avait remporté cinq.

Le Normand n’était pas inquiet lorsque Brendan Le Cam, Théo Laurans et Clément Guilbert ont longtemps ouvert la route. “Même s’il n’y avait pas vraiment d’équipes qui roulaient dans le peloton, je savais que ça allait être un peu long à trois. Ça revient vite quand il n’y a que deux minutes. J’étais plus préoccupé quand le contre d’une dizaine est parti à cinq-six tours de l’arrivée. C’était un peu compliqué, mais d’autres équipes étaient intéressées pour rentrer, ça m’a bien arrangé“. Dans l’avant-dernier tour, un groupe de 23 éléments est sorti où il figurait. “Il y a eu une petite cassure, on ne s’en est même pas rendu compte. Puis on était une petite dizaine et dans le dernier tour, on s’est tous regardé. Il y a eu des attaques et ça revenait à chaque fois“. Maxime Renault a attendu le sprint. “J’ai tout misé là-dessus. Je l’ai lancé en force juste après le virage“.

« JE SUIS PLUS LIBÉRÉ »

Samedi dernier, Maxime Renault avait déjà terminé dans le Top 10 du Grand Prix de Saint-Hilaire-du-Harcouët (voir classement). “Je marchais, j’étais devant mais il me manquait un peu de rythme. Il fallait attendre une semaine pour être bien“. Il est plus détendu que par le passé. “Avant, je me prenais plus la tête, j’avais tendance à vouloir trop bien faire. Je suis plus libéré. J’en fais beaucoup moins que les autres années, je roule entre 10 et 12 heures. Maintenant, j’y vais quand j’en ai envie, sans pression. Cet hiver, j’étais en vacances avec ma compagne au Pays-Basque et j’en ai profité pour faire du vélo“.

Il est également plus lucide au moment opportun. “Quand on est bien, on lit toujours mieux la course. L’année dernière, j’avais tendance à être moins bien, je faisais un peu n’importe quoi. C’est plus facile quand les jambes sont là. Aujourd’hui, je me sentais vraiment bien. J’attendais de prendre la bonne échappée, il fallait sentir le coup“, admet l’ancien professionnel chez Auber 93 qui tentera d’effectuer un nouveau doublé ce dimanche, lors du Circuit du Morbihan qu’il s’était adjugé il y a plus de treize ans, soit en 2011...

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