Kévin Vauquelin, au jour le jour

Crédit photo Nicolas Mabyle / DirectVelo

Crédit photo Nicolas Mabyle / DirectVelo

La formation Netcompany INEOS a fière allure sur les routes du Tour Auvergne-Rhône-Alpes, notamment avec ses deux coureurs français Dorian Godon et Kévin Vauquelin. Si le premier cité compte bien décrocher une victoire d’étape de plus au niveau WorldTour cette année, le second ne souhaite pas afficher d’ambitions particulières, si ce n’est celle de monter gentiment en pression en vue du grand objectif de juillet prochain.


Loin de
la folie qui entoure désormais Paul Seixas, le meilleur tricolore du dernier Tour de France est pour l’instant moins scruté sur les terres iséroises. Ce qui n’est pas pour lui déplaire. “Médiatiquement, c’est sûr que je suis un peu plus tranquille”, concède celui qui ne comptait de toute façon pas se mettre de pression à l’amorce de cette grande répétition sur huit journées de compétition. “Je n’attends rien de particulier, je construis simplement la forme pour le Tour de France. Et on va courir à l’instinct, comme je l’ai fait aujourd’hui”, synthétisait-il auprès de DirectVelo au pied du bus de la WorldTeam britannique, ce dimanche en milieu d’après-midi.

« ÇA N’A PAS VOULU S’EXPLIQUER DANS LA DERNIÈRE BOSSE »

Lors de cette première étape en effet, le Normand est passé à l’offensive dans le final. Présent dans un groupe de costauds en compagnie de son coéquipier Oscar Onley, il est parvenu à grignoter une douzaine de secondes aux grands favoris du général, Juan Ayuso, Isaac Del Toro ou encore Paul Seixas. “C’était plutôt bien, une belle journée où il faisait vraiment chaud. On a eu des bosses d’entrée et un départ très rapide. Ensuite,
ça n’a pas voulu s’expliquer dans la dernière bosse, ce qui a avantagé Alex (Baudin). Je suis content qu’il puisse gagner. De notre côté, on a joué sur le surnombre à la fin, on savait que ça pouvait être tactique, c’était particulier”.

Place désormais à une étape très longue (234 km) ce lundi, jusqu’au Puy-en-Velay, avant un contre-la-montre par équipes où beaucoup imaginent les INEOS dans le jeu pour la victoire. Et si c’était le cas, Kévin Vauquelin pourrait peut-être bien se retrouver en jaune dans 48 heures. Y pense-t-il ? “On verra bien comment ça va se dérouler, jour après jour”.

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