« L’aide des motos, c’est aussi un peu de la triche » : Louis Vervaeke agacé en Romandie

Crédit photo Nicolas Gachet / DirectVelo
Après deux Top 5 au sprint, Valentin Paret-Peintre voulait s’imposer ce samedi sur l’étape-reine du Tour de Romandie. Alors la Soudal Quick-Step a mis en place un plan pour ne pas attendre que Tadej Pogacar impose une nouvelle fois sa loi. “Le but était que je prenne de l’avance avant le premier col du Jaun et que Valentin Paret-Peintre revienne ensuite”, rapporte Louis Vervaeke au micro de DirectVelo.
Tout s’est déroulé comme espéré, avec une avance allant jusqu’à 3 minutes. Mais le Belge n’avait pas le sourire en revenant sur sa journée, la faute aux motos de la télévision qui ont selon lui avantagé le peloton. “On a perdu 50 secondes en 5 kilomètres, j’imagine que c’est quand la diffusion télé a commencé. C’est comme d’habitude… Dès qu’il y a la prise d’antenne, les motos sont là et pour moi parfois, ça change la course. C’est dommage”.
« ÇA FAIT UNE DIFFÉRENCE IMMENSE »
Louis Vervaeke estime qu’il roulait “à fond sur le plat” au moment où l’écart a fortement diminué. “Je sais depuis l’époque où je roulais pour Remco (Evenepoel) que les motos peuvent changer la course. Quand tu es échappé, elle roule derrière toi alors que l’autre moto est devant le peloton. Quand tu as le vent de face, ça fait une différence immense”. Pour lui, il faut trouver des solutions alors que Roman Kreuziger, directeur sportif de Bahrain Victorious, s’était déjà plaint de ce problème mercredi dernier. “On fait des contrôles antidopage pour trouver les tricheurs mais profiter de l’aide des motos, c’est aussi un peu de la triche”, estime-t-il.
Malgré son agacement ce samedi, le Flamand de 32 ans prend toujours autant de plaisir à aider ses leaders. “Je me suis rendu compte au fur et à mesure de ma carrière qu’il m’en manquait un peu pour avoir de grands résultats alors ça me fait toujours plaisir d’aider des coureurs qui ont un peu de talent que moi”.
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