« J'ai tout mis, tout ce que je pouvais », la folle journée de Maxime Vezie à Dinan

Crédit photo Michaël Gilson - DirectVelo

Crédit photo Michaël Gilson - DirectVelo

À l'approche du circuit de Dinan, les maillots blancs et bleus du CIC Pro Cycling Academy n'ont pas chômé en ce 1er mai. Ils ont étiré le peloton et dans la première ascension de la côte du circuit, Maxime Vezie a joué son va-tout. Le peloton étiré de la dernière étape du Tour de Bretagne se met à rompre. Le néo-pro fait exploser le peloton. Si Aubin Sparfel revient dans la roue, Halvor Dolven, le 2e du général au départ, est déjà dans les cordes. Son fan club présent toute la course pousse Maxime Vezie de la voix. À deux tours de l'arrivée, quand Federico Savino pose une grosse attaque, le Breton de 20 ans se fait la peau pour revenir dans la roue de l'Italien et d'Aubin Sparfel. Au bout de l'étape, pas de victoire mais une place sur le podium de ce Tour de Bretagne. Le 3e de Paris-Camembert n'est pas déçu, "j'ai tout donné jusqu'au bout", comme il l'explique dans son interview au pied du podium protocolaire.


DirectVelo : Vous avez tout tenté dans cette dernière étape ?
Maxime Vezie : On était parti avec un seul objectif avec l'équipe, c'était foutre le bordel et essayer de tout renverser. On a tout essayé, on a vraiment fait une course franchement très très bonne avec l'équipe. Tout le monde a mis son grain de sel dans l'objectif de la journée. Les deux autres étaient très très forts donc compliqués à renverser. J'ai tout donné jusqu'au bout, jusqu'à la dernière montée. J'ai vraiment tout mis, tout ce que je pouvais. Avec le public de fou qu'on avait dans la montée en pavé, c'était un truc de malade.

Ton objectif c'était l'étape ou le général ?
L'objectif c'était l'un des deux. Les deux ça aurait été incroyable. On voulait essayer de renverser le général. C'est pour ça qu'on a fait une course ultra offensive. Et ça paye à moitié parce qu'il y a le podium mais il n'y a pas la victoire. Il y a quand même une maigre récompense, mais c'est tout de même une récompense. Je serais déçu si je n'avais pas tout essayé. J'ai tout mis pour essayer de gagner et c'est un copain (Pierre Choblet) qui gagne la course donc j'en suis très content.

« LA RÉCOMPENSE DE L'ÉQUIPE »

Quelle valeur accordes-tu à ce podium ?
C'est la récompense de l'équipe. C'est vraiment une course de fou qu'on a faite de A à Z. On a mis Maël à rouler très tôt. Et après les gars m'ont placé parfaitement. On a fait les bosses à bloc, on a fait l'entrée du circuit à bloc, on a fait le premier tour à bloc. On a fait du tri et après c'était à moi de jouer.

Dans ce Tour de Bretagne, tu as attaqué dans toutes les étapes difficiles, qu'est-ce que tu retiens de cette semaine ?
J'avais de bonnes sensations même si je n'avais pas les jambes de l'année dernière au Pertre ou à l'Estivale Bretonne où j'étais ultra bien. La préparation était bonne. Quand je voulais faire mal, j'ai fait mal.

« IL N'Y A PLUS QU'À GAGNER »

Est-ce qu'il y a un peu de pression quand on est une Conti qui a l'habitude des Classe 1 quand on arrive sur une Classe 2 ?
C'est sûr que, forcément, on veut réaliser les meilleurs résultats mais ce n'est pas toujours facile. On est regardé aussi par les résultats qu'on a faits sur les courses en Classe 1 ou en ProSeries. Mais on fait comme on peut.

Pour ta première année chez les pros qu'est-ce qui est le plus dur, l'enchaînement des courses, le rythme ?
C'est un peu comme en amateur, je ne fais pas toutes les courses. C'est sûr que les courses sont beaucoup plus dures, beaucoup plus rythmées, mais le tempo de course est différent. Ça se pose au début et après il y a un endroit clé, c'est là où ça se fait, c'est différent de l'amateur où ça peut sortir dans tous les sens. J'ai réussi à m'habituer, à commencer à faire des résultats. Il n'y a plus qu'à gagner, soit moi, soit un gars de l'équipe.

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