« Il faut bien sortir de la Bretagne » : Louis Hardouin avait les jambes dures
Crédit photo Philippe Le Cocq - DirectVelo
Encore une troisième place pour Louis Hardouin cette saison. 3e à Bessèges pour ses débuts chez les pros, le coureur de Van Rysel-Roubaix s'est encore classé 3e de la Classic Velox-Adélie de Vitré et c'est encore en Bretagne, à Lanfains, qu'il monte sur le podium de la 5e étape du Tour de Bretagne. Dorénavant 5e du classement général, Louis Hardouin est en embuscade mais il a souffert ce mercredi comme il l'explique à DirectVelo.
DirectVelo : Encore une troisième place pour toi, es-tu déçu ?
Louis Hardouin : Un nouveau podium, toujours pas la victoire, c'est comme ça. (Aubin) Sparfel était au-dessus, ils partent à deux à la fin (avec Jesper Stiansen, NDLR) et je vais chercher la troisième place mais la journée était dure. Dans le juge de paix, le Mûr-de-Bretagne, j'étais plutôt bien placé mais le vent de face a bridé la course et je n'avais pas des jambes exceptionnelles. Je commence à accuser le coup. Je savais que l'arrivée me convenait. J'ai basculé un peu loin dans la dernière montée mais je n'ai pas lâché mentalement. Ça s'est regardé et je me suis replacé mais même au courage, je n'ai pas des jambes exceptionnelles.
« IL A L'AIR INJOUABLE »
Quel était l'objectif ce matin et toute cette semaine chez Van Rysel-Roubaix ?
On vient pour ressortir bien du Tour de Bretagne, sans avoir de gars à l'infirmerie. On a déjà été présents avec Léandre (Huck), il est allé chercher un podium, moi aussi. Kylian (Théot) est en bonne condition. Le but de cette semaine est de progresser en vue des mois de mai et de juin parce qu'on a de belles courses qui arrivent. Mais il faut prendre ce qu'il y a à prendre. On a montré depuis le début de saison qu'on est une belle équipe. On ne se contente pas juste de suivre. On veut essayer d'aller chercher une victoire mais il y a du beau monde.
Tu n'es pas très loin au général, est-ce que la victoire finale est encore jouable ?
Avec (Aubin) Sparfel, ça va être compliqué parce qu'il a l'air injouable. Mais il n'est à l'abri de rien. Je ne sais pas à combien je suis au général (5e à 21", NDLR) mais il reste deux jours. Forcément, ça reste dans un coin de la tête. Nous venions avec l'ambition de prendre ça comme des courses d'un jour et de voir si le général était jouable. L'étape de Dinan, apparemment, c'est encore assez dur. Demain (jeudi), il y aura encore une belle journée.
« IL FALLAIT ARRIVER FRAIS AU TOUR DE BRETAGNE »
Tu tournes autour de la victoire, est-ce que gagner te délivrerait pour la suite ?
C'est sûr que lever les bras, je l'ai vécu en amateur, ça débride tout un groupe et aussi personnellement. Mais ce qui m'importe, c'est surtout être régulier, ne pas faire d'erreurs et bien courir. Il faut être patient. Je pense que ça va venir. Je suis pas loin à chaque fois. J'ai appris à prendre du recul. Mais c'est sûr que plus vite ça vient, mieux ce sera. Franchement, je ne me tracasse pas avec ça. Pendant une première année pro, le plus important, c'est d'être régulier. Regarder trois mois en arrière, ça ne m'intéresse pas, je veux surfer sur la bonne condition.
Tu parlais de fatigue, est-ce que tu paies ton début de saison ?
J'essaie d'être régulier depuis le début de saison. Je savais qu'il fallait arriver frais au Tour de Bretagne. On est au cinquième jour avec une étape de 3000 mètres de dénivelé, où il faut être vigilant nerveusement. C'est aussi dur mentalement. Il va falloir bien gérer la suite du Tour de Bretagne parce qu'il y a des manches de Coupe de France qui me correspondent avec le Morbihan, et le Tro Bro. Il faut bien sortir de la Bretagne, bien récupérer et ça servira pour la suite.
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