« Seul, c'était presque mission impossible », l'union a fait la force pour Léandre Huck

Crédit photo Michaël Gilson - DirectVelo

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Au départ de "l'étape la plus facile du Tour de Bretagne", selon lui, il fallait le moral d'un baroudeur comme Léandre Huck pour se lancer dans le boulot. Mais le coureur de Van Rysel-Roubaix ne s'est pas jeté la tête la première sans réfléchir. "Après l'étape d'hier où ça roulait super vite, c'était hyper nerveux toute la journée et ça n'a jamais contrôlé, il y avait une petite chance que l'échappée aille au bout", commente-t-il pour DirectVelo. C'est donc avec espoir que l'ancien sociétaire du VC Rouen 76 a attaqué avec trois Vikings à plus de 150 kilomètres de l'arrivée. "C'est ce que j'aime, les efforts longs, intenses comme ça. C'est là aussi où j'ai la capacité d'être avec les meilleurs, précise le coureur de 25 ans. Tout ce qui est échappé et rouler en tête de peloton pour un leader, c'est vraiment ce que j'aime".


Mais ce dimanche entre Bains-sur-Oust et Missillac, le peloton ne laisse pas trop de mou dans la corde. "Presqu'à mi-course, c'est revenu à 20 ou 30 secondes, on a commencé à embrayer et on a repris un peu de temps. Et puis à l'entame du circuit, on avait à peine quarante secondes, une minute". Mais le trio de tête qu'il compose avec Sebastian Veslum et Halvor Dolven en a gardé au fond de la musette. "On avait gardé un peu de force aussi pour la fin". Et l'union fait la force "Il fallait qu'on reste à trois jusqu'au bout parce que sur un circuit comme celui-là, tout plat, seul c'était presque mission impossible contre un peloton". Mais pour la gagne, il en a manqué à Léandre Huck. "Je n'ai pas une grosse pointe de vitesse donc dans une arrivée à trois, je fais 3".

Le vainqueur du Tour de la Manche et du Tour des Deux-Sèvres l'an dernier n'était pas satisfait, jusqu'à présent, de sa première année. "Je n'ai pas su me donner les opportunités depuis le début de saison, reconnaît-il. Ça fait un mois et demi, deux mois, que je suis un peu plus en retrait. Je me demandais ce qui se passait. On a fait quelques analyses qui ont montré une petite carence. On a trouvé la cause et depuis deux semaines, j'entame aussi un petit processus pour réguler ça. Ça fait une semaine que je retrouve des sensations. Je pense que j'ai montré aujourd'hui que les jambes revenaient". Et pour la suite du Tour de Bretagne, Léandre Huck croit aussi aux chances de ses coéquipiers. "La fin de semaine, ce ne sont que des étapes un peu punchy. Kiki (Théot) et Louis (Hardouin) sont vraiment en forme. Je pense qu'ils vont être là".

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