« Ça reste du sport » : Bourg-en-Bresse Ain Cyclisme à l’attaque chez les pros

Crédit photo Zoé Soullard / DirectVelo

Crédit photo Zoé Soullard / DirectVelo

Bourg-en-Bresse Ain Cyclisme n’a pas manqué ses débuts dans le peloton professionnel. Le club burgien a été à l’attaque le week-end dernier lors de la Classic Grand Besançon Doubs et du Tour du Jura, grâce à Arthur Meyer et Rémi Lelandais. Et bien que privée de ses grimpeurs Huw Buck Jones et Daniel Lima, la Conti Fédérale a réussi à placer des coureurs aux portes du Top 25 puis du Top 20 le lendemain. Pour DirectVelo, Christian Milesi, directeur sportif historique de Bourg-en-Bresse Ain Cyclisme, est revenu sur le week-end de ses coureurs et évoque la suite du calendrier qui passera notamment par le Tour de l’Ain.


DirectVelo : Quel bilan fais-tu des deux premières Classe 1 de l’histoire du club ?
Christian Milesi : Il est plutôt très positif. Nous étions dans le stress car il nous manquait deux coureurs clés pour des Classe 1 difficiles, à savoir Huw Buck Jones et Daniel Lima. On attendait quelques surprises et on les a eues. Tout le monde a été impliqué. Les échappées ont été prises, on a fait les classements annexes et on a joué aux portes du Top 20 les deux jours. Ce qu’on a pu faire, on l’a fait. Je pense qu’il ne faut pas en demander plus. Il y a eu des erreurs de placement, sans lesquelles on aurait pu faire un peu mieux comme peut-être un Top 15 au Tour du Jura. Mais ce n’est que du positif quand les six coureurs, en passant la ligne d’arrivée, te disent “j’ai kiffé, j’ai passé un bon moment”. Travailler avec les oreillettes nous a aussi fait plaisir. On s'était préparés. Ça nous a permis de passer un week-end détendu. 

« SPORTIVEMENT, J’ATTENDAIS DES RÉPONSES »

Au départ de la Classic Grand Besançon Doubs, tu semblais pourtant assez stressé…
J’étais stressé dans l’approche de la première course. C’était plein de nouveautés. Sportivement, j’attendais des réponses. Je voulais voir si sans nos leaders, nous étions capables d'exister sur des courses comme celles-là. J’étais plus détendu samedi au départ du Tour du Jura car je savais que nous étions au niveau. 

Il y aura plus de courses Élites que professionnelles au programme cette saison. N’as-tu pas la crainte que ça puisse être difficile de motiver les coureurs désormais avant une Élite ?
C’est complémentaire. Au Tour du Jura, on motive des coureurs pour rentrer dans le Top 15, ça fait partie de la formation d’un jeune. Ça ne peut pas être 100% du calendrier. Ce week-end, nous étions proches de chez nous. C’était notre Championnat du Monde. On l’a préparé du mieux possible quand on a su qu’on était pris, en adaptant par exemple les entraînements et les calendriers. À notre échelle, on ne peut pas faire toute une saison en Classe 1. On a en tout cas envie d’en faire un peu plus régulièrement à l’avenir. 

« LA PLUS DIFFICILE, C'ÉTAIT LA PREMIÈRE »

Quelle sera la prochaine Classe 1 de l’équipe ?
On aurait adoré disputer la Mercan’Tour Classic par rapport à l’effectif que nous avons mais nous n’avons pas été retenus. C’est comme ça… C’est le début, on a mis le pied dedans. Pour l’instant, on va rester à notre place. On a des courses qui nous font plaisir comme le Tour du Val d’Aoste, la Ronde de l’Isard ou l’Alpes Isère Tour. On ne va pas les négliger… Tout est complémentaire. Les Classe 2, c’était déjà un step, là ça en est un autre. On avait ce week-end sept anciens coureurs de Bourg au départ de la course et qui sont pros aujourd’hui. C’était un vrai bon moment de les revoir. C’est un milieu qui nous est presque familier avec toutes les têtes qu’on connaît… On a fait le maximum pour donner une image correcte. Il y avait des choses à préparer. La plus difficile, c’était la première mais on a tout fait sérieusement. On n’a pas gagné mais on vient marquer des points UCI sur une Classe 1, c’est bien. 

Cet été, il y aura le Tour de l’Ain. L’équipe y pense-t-elle déjà ?
C’est encore autre chose… On devait être au départ de Grand Besançon et du Tour du Jura pour plein de raisons. C’était l’étincelle des Conti Fédérales. Au Tour de l’Ain, il y aura encore plus d’enjeux locaux pour nous car l'ensemble de nos partenaires seront là. On aura peut-être un peu plus d’ambitions car le parcours nous convient très bien. Evidemment, on va l’appréhender avec sérieux. On a compris que ça reste du sport… Il faut que le coureur te dise à la fin de la course qu’il a aimé ce qu’il a fait. On ne doit pas se mettre de pression négative. Il y a un moment où on doit pédaler et montrer des choses qu’on sait faire. Au Tour de l’Ain, il y aura de la pression mais ça doit rester du plaisir.

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