« Celle-là était particulièrement sympa » : Arthur Meyer, échappé sur une course pro

Crédit photo Zoé Soullard / DirectVelo
Il y avait l’envie de bien faire pour les trois Continentales Fédérales engagées ce vendredi sur la Classic Grand Besançon Doubs (1.1). Tout comme Théo Laurans (VC Villefranche Beaujolais), Arthur Meyer a pris place dans l’échappée de six coureurs partis au kilomètre 12. Le sociétaire de Bourg-en-Bresse Ain Cyclisme aura été l'antépénultième survivant du groupe de tête après avoir ouvert la route pendant plus de 100 bornes. L’Isérois de 24 ans est revenu sur sa journée à l’avant au micro de DirectVelo.
DirectVelo : Première course professionnelle et première échappée !
Arthur Meyer : J’en ai fait quelques-unes mais celle-là était particulièrement sympa ! Hier (jeudi), on s'était dit avec les deux Antoine, Roussel et Basset, et Timéo (Gantois) qu'il fallait essayer de mettre un mec à l'avant. Avant le départ, j'en ai discuté avec Geoffrey Soupe (présent dans le staff de Bourg-en-Bresse Ain Cyclisme, NDLR). Il m'avait un peu expliqué où ça allait se faire. J'étais stressé au départ et au final, une fois qu'on est arrivés dans le premier GPM, j'ai vu que j'étais bien. Du coup, j'ai insisté et on est sortis à six.
« ILS CONTINUAIENT DE BOURRINER »
Une fois à l’avant, tu étais dans quel état d'esprit ?
J'étais toujours stressé parce qu’il m'était arrivé une fois de crever en étant à l’avant. Et au début, il n’y a pas encore les voitures pour te suivre, donc du coup tu te retrouves vite derrière... Je faisais donc hyper attention, mais rapidement j'ai vu que l'écart montait. Je me sentais bien.
Comment était l’entente au sein de l'échappée ?
Une fois qu’on a pris 4 minutes d’avance, je leur ai dit de vraiment se calmer, mais il y en a qui ne comprenaient pas trop… Ils continuaient de bourriner. On a quand même bien géré. Quand on est arrivés dans la partie vallonnée avant la première montée de la Malate, on a accéléré. J’ai essayé de faire les GPM mais ça n’a pas trop marché, mais j’ai réussi à prendre le sprint en or. Bien sûr, je savais qu'on allait se faire reprendre mais mon objectif était de basculer quand même avec le peloton au sommet de la première Malate. C'est ce que j'ai réussi à faire. Mais après, j'étais vraiment en carafe. Le dernier tour était un peu long. J'ai quand même pu ramener des bidons à Jules (Drouet) et Charlie (Paige). Ensuite, j'ai fini tranquille.
« MA MANIÈRE DE METTRE EN VALEUR LE CLUB »
Que représente le fait d’être échappé sur une course pro ?
C’était vraiment cool d’être à l’avant. C’est bien pour l'image du club et pour tous les bénévoles. Certes, j'ai du mal à gagner ou à faire de gros résultats, mais là c'était ma manière de mettre en valeur le club, les partenaires et tous ceux qui gravitent autour. Pour moi, c’était l’occasion de les remercier.
Tu ne vas pas enchaîner ce samedi avec le Tour du Jura…
Comme je ne courais que le premier jour, il ne fallait pas que je me loupe ! Ces derniers jours, je n’avais pas pris trop la mesure du truc. Il n’y a que ce matin où je me suis dit "ouais ok, là j'ai vraiment envie d'être devant"... Je serai assistant ce samedi. Je vais passer les bidons aux autres coureurs de l’équipe. Donc je vais regarder la course de l'extérieur… Ce sera plus facile, je pense (sourire).
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