Remco Evenepoel : « Le vainqueur se sent toujours bien après la course »

Crédit photo Sophie Hoeymakers
Remco Evenepoel brille sur les routes de l’Amstel Gold Race. En l’absence de Tadej Pogacar, le double Champion olympique a ajouté ce dimanche la classique néerlandaise à son impressionnant palmarès. Assumant parfaitement son statut de grand favori, le Champion du Monde contre-la-montre a fait exploser la course dans le final avant de régler au sprint le Danois Mattias Skjelmose. Un succès chargé d'adrénaline pour celui qui avait perdu le sprint sur la même ligne droite l’année dernière.
« UNE PRESSION POUR CONCLURE LE TRAVAIL »
En l'absence des autres superstars du peloton, Remco Evenepoel savait que le poids de la course reposait sur les épaules de sa formation Red Bull-BORA-Hansgrohe. “C'est sûr qu'il faut prendre le contrôle de la course, c'est la plus grande différence”, analyse le vainqueur du jour. “Mais une fois que le final est lancé, c'est un combat d'homme à homme, peu importe les concurrents. La seule pression que je ressentais, c'était celle de conclure le travail de mes coéquipiers”.
Le tournant de la course s'est joué dans les ascensions décisives, après l’attaque de Romain Grégoire et une chute dans la descente du Kruisberg que le Belge a évitée de justesse. “J'avais pris la tête dans cette descente car je savais que la route était un peu mouillée, je ne voulais pas prendre le risque d'être dans une roue. Ça s'est avéré être un choix intelligent”, souffle-t-il, néanmoins compatissant envers les coureurs ayant chuté. “J'espère juste que les gars (Matteo Jorgenson et Kevin Vauquelin) n'ont rien de grave”. Remco affirme une stratégie de contrôle dans le final. “L'attaque de Romain Grégoire sur le Kruisberg était très forte, donc j'ai imprimé un gros rythme sur chaque ascension pour mettre les autres à la limite”.
« C'EST UN SENTIMENT GÉNIAL DE GAGNER CELLE-CI »
L'accélération fatale dans le Cauberg a fait rompre Romain Grégoire, seul Mattias Skjelmose a pu s'accrocher. Le scénario presque idéal pour Remco Evenepoel, confiant dans son sprint. “À partir de là, je savais que j'avais de grandes chances de gagner au sprint.” Contrairement à l'an passé où il cherchait encore ses marques après sa longue période de blessure, il a maîtrisé son sprint final avec un grand sang-froid. “C'est plus facile de sprinter à deux qu'à trois, on n'a qu'un seul gars à surveiller. J'ai tout de suite creusé un bon écart avec le vent de face. J'avais en tête de lancer très fort à 200 mètres et de me déporter sur la gauche pour l'obliger à me passer en plein vent. Le sprint que j'ai fait était plus ou moins parfait.” Un soulagement qui s'est traduit par une belle explosion de joie sur la ligne. “Il y a toujours plus d'adrénaline quand on gagne après un sprint. Je voulais vraiment gagner cette course dans ma carrière, c'est un sentiment génial”.
Désormais, les regards se tournent vers la Flèche Wallonne, prévue ce mercredi. Sa participation dépendait de sa récupération après l'effort néerlandais. “La condition était que je sois frais après la course. Pour le moment, je me sens plutôt bien, pas complètement mort. Mais bon, le vainqueur se sent toujours bien après la course !”, sourit-il. “On prendra une décision demain (lundi). Je suis motivé, je me sens en bonne forme. Après, j'aurai une petite pause, donc je suis prêt à y aller.”
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