« Avec ma forme actuelle, je ne peux pas aller au Tour » mais Tim Merlier est déjà fort sur un jour

Crédit photo Pierre Willemetz - DirectVelo

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Tim Merlier avait encore les jambes lourdes après Paris-Roubaix ce mercredi mais dans la dernière ligne droite du Tour du Limbourg, le coureur de Soudal Quick-Step n'a pas fait de détail en arrangeant au sprint le peloton à l'arrivée. "C'était une course éprouvante, mais je me suis économisé autant que possible. Je savais qu'en principe, si je me fiais à la semaine dernière, j'aurais encore une certaine explosivité dans les jambes", commente-t-il à l'arrivée auprès de DirectVelo. Une semaine après le Grand Prix de l'Escaut, l'ancien Champion d'Europe engrange sa deuxième victoire de la saison. "J'ai ressenti une certaine pression de la part de certains membres de l'équipe, mais c'est normal quand on est sprinteur. J'en suis à deux victoires sur quatre courses, soit 50%, ce n'est pas mal", plaisante-t-il.


Contraint par une blessure au genou, Tim Merlier a dû repousser sa reprise au Grand Prix Jean-Pierre Monseré le 22 mars dernier. "Le Limbourg était déjà au programme, Roubaix s'est ajouté plus tard", précise-t-il. Trois jours après l'Enfer du Nord, le coureur de 33 ans avait peur de passer par le purgatoire. "Je me sentais assez fatigué . Hier et avant-hier ça allait encore, mais je savais que ce troisième jour serait dangereux". Avec le recul, l'ancien Champion de Belgique regrette de ne pas avoir pu aider autant qu'il l'aurait voulu Jasper Stuyven. "J'étais dans le premier groupe jusqu'à Wallers. À cause d'une chute et d'une crevaison juste devant moi, j'ai manqué la jonction après Wallers".

LA LEÇON BIEN APPRISE DEPUIS 2018

Tim Merlier entretient une longue histoire avec le Tour du Limbourg. Il se souvient très bien de sa 3e place en 2018 mais surtout de la leçon après la course. "J'étais chez Veranda’s Willems à l'époque. Stijn Steels, mon coéquipier qui faisait le poisson-pilote, était vraiment fâché contre moi après l'arrivée parce que j'avais hésité un instant en arrivant du mauvais côté. Il m'a mis face à mes erreurs et c'est resté gravé en moi. Il m'a d'ailleurs envoyé un message hier à ce sujet". La leçon a été bien apprise.

Avant d'envisager une participation au Tour de France, le vainqueur de deux étapes l'an dernier doit d'abord s'entraîner dur. "Avec ma forme actuelle, je ne peux pas aller au Tour, il me manque encore un peu de base. Je peux digérer une course d'un jour, mais pour le Tour, cette base doit être plus solide", reconnaît-il. Ce travail de refondation peut passer par un stage en altitude. "L'équipe est actuellement dans la Sierra Nevada en vue du Giro, je vais peut-être les rejoindre, ou alors rester à la maison puisque j'ai aussi une chambre hypoxique, indique-t-il. De toute façon, sur le Tour, je n'ai pas besoin d'être l'unique leader. Avec des gars comme Landa, nous avons d'autres objectifs".

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