Pour Tim Merlier, « Gand-Wevelgem sera quand même trop tôt »

Crédit photo Pierre Willemetz - DirectVelo
Atteint d'une blessure au genou, Tim Merlier doit repousser sa reprise encore quelque temps. Éloigné des pelotons pendant de longues semaines, le coureur de Soudal Quick-Step a enfin pu reprendre un entraînement digne de ce nom. Mais ce dernier va quand même devoir faire une croix sur la grande campagne des Classiques printanières pour se concentrer sur la suite de la saison.
« IL A PU S'ENTRAÎNER SANS DOULEUR PENDANT UNE SEMAINE COMPLÈTE »
Les signaux sont enfin positifs pour Tim Merlier, même si la route est encore longue. Le sprinteur vient tout juste d'enchaîner une vraie semaine de travail sans ressentir de gêne. Jurgen Foré touche du bois et se réjouit de cette évolution très attendue. “Il a eu une première bonne semaine d'entraînement derrière lui avec des sorties de trois heures. Jusqu'à récemment, la douleur au genou commençait toujours après une demi-heure sur la selle", explique-t-il à DirectVelo.
Le staff médical a mis en place un programme très précis pour remettre le coureur sur pied après deux mois particulièrement compliqués. “Avec le bon accompagnement de nos kinés, une bonne combinaison de physiothérapie et ensuite une reprise calme et judicieuse de l'entraînement, nous sommes maintenant sur la bonne voie.”
« NOUS FERIONS MIEUX DE VISER DES OBJECTIFS PLUS LOINTAINS »
Cette absence prolongée a logiquement bouleversé le calendrier du sprinteur. Gand-Wevelgem, qui était son grand rêve du début de saison, arrive bien trop tôt. Le manager se veut réaliste face à la charge de travail nécessaire pour retrouver la haute compétition. “Il faut se rendre compte qu'il n'a pas pu s'entraîner en décembre et en janvier. Il doit certainement reconstruire sa base pendant six à huit semaines.”
L'encadrement refuse de prendre le moindre risque sur une épreuve aussi exigeante. “Je n'aurais pas envie de l'aligner sur une course de 260 kilomètres avec une base aussi fine. Je ne dis jamais jamais, mais je pense que c'est tout de même utopique.” Le coureur va devoir accepter la situation et repousser ses ambitions flandriennes à l'année prochaine. La priorité est désormais fixée sur l'été. “Je pense qu'avec Tim Merlier, nous ferions mieux de viser des objectifs plus lointains, davantage dans la perspective du Tour de France.” Peut-être que cette fraîcheur sera bénéfique pour la Grande Boucle.”
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