Un Paris-Nice grand cru pour Dorian Godon

Crédit photo ASO - Billy Ceusters
Piégé la veille par l'attaque d'Harold Tejada dans le final, Dorian Godon a pris sa revanche ce samedi, sur la septième étape de Paris-Nice. "Je montais en pression petit à petit. Je sentais que ça allait venir. Je ne me suis pas forcément mis de pression. C'est finalement venu plus tôt que prévu". Les sensations de la veille lui donnaient le droit d'espérer. "Chaque jour est un nouveau step. J'ai montré que je pouvais gagner hier et toute l'équipe s'est mise à 200% pour moi aujourd'hui, comme hier. Tout le monde a confiance en moi et quand on me donne ma chance, je réussis. J'étais vraiment super bien emmené, ça fait plaisir. Tout le monde avait peur de lancer, j'ai lancé assez tard et ça a tenu jusqu'à la ligne".
Si à l'origine les grimpeurs étaient davantage attendus que les sprinteurs, les conditions climatiques ont changé la donne, réduisant l'étape du jour à 47 kilomètres. Du côté d'INEOS Grenadiers, il n'y avait aucun doute au départ. "On voulait courir, on a des coursiers, on était très motivés. On a voté pour courir et on est resté tout le temps mobilisés, ça a été notre force. Il n'y avait aucun danger", note le vainqueur du jour. Et la WorldTeam britannique n'a pas fait semblant en prenant la barre tout au long de l'après-midi. "Carlos (Rodriguez) a roulé pendant 35 bornes devant. Josh (Tarling) a eu une force incroyable et puis Sam (Watson) m'a lancé", énumère le Champion de France, qui ne pourra pas savourer sa photo d'arrivée en bleu-blanc-rouge, puisque la gabba de son équipe cachait les trois couleurs. "Je suis gelé, j'espère qu'il y aura d'autres occasions".
Grâce à ce succès, Dorian Godon coche un objectif plutôt original. "Il y a quelques temps, avant le début de saison, j'ai acheté une bouteille de vin qui s'appelle Satisfait. Je vais pouvoir l'ouvrir. Je n'avais pas le droit tant que je n'avais pas gagné individuellement". Mais il attendra de rentrer à la maison, car Paris-Nice n'est pas terminé. "Il y a encore une belle étape demain. On va essayer d'aller chercher le podium avec Kévin (Vauquelin)". Et continuer à prendre de bons repères. "C'est un peu l'équipe type du Tour de France. Il y a des automatismes à mettre en place. Tout était un peu nouveau aussi pour moi, dans la façon de courir aussi. J'apprends, et vite".
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