Dorian Godon : « C’était vraiment une étape qui me correspondait »

Crédit photo Florian Frison / DirectVelo
Dorian Godon devra encore patienter pour lever les bras sous les couleurs d’INEOS Grenadiers. Le Champion de France avait les jambes pour y parvenir ce vendredi, et pensait d’ailleurs peut-être avoir fait le plus dur en parvenant à rentrer sur le groupe des favoris lorsqu’il a plongé sur Apt, dans la descente de la côte de Saignon. Le puncheur-sprinteur s’est montré le plus rapide dans la ligne droite finale de la sixième étape de Paris-Nice, malheureusement quelques secondes derrière le Colombien Harold Tejada, qui s’était brillamment fait la malle dans le final.
“Il n’y avait personne pour rouler à un moment donné, ça s’est bien arrêté. Puis la Trek a mis un gros coup et on voyait l’échappée au loin”, racontait-il au micro de DirectVelo après la course, en récupérant sur le home-trainer. “Dans la bosse, j’ai essayé de lisser mon effort du mieux possible. J’ai basculé dans la descente à dix secondes du groupe de Kévin (Vauquelin). La descente était assez rectiligne, je savais que j’allais rentrer car je n’étais pas très loin. J’ai réussi à rentrer en bas. Mais un mec est parti entre-temps”, ajoutait l'athlète de 29 ans en évoquant le grimpeur de la formation XDS Astana.
Dans les rues de la cité vauclusienne, Dorian Godon a pu compter sur l’appui d’un certain Kévin Vauquelin, qui s’est transformé en poisson-pilote pour l’occasion. “Quand tu es lancé comme ça par le 4e du classement général, tu ne peux que gagner le sprint du peloton, du moins de ce qu’il en restait”, rigole Dorian Godon, forcément déçu de passer si près d’un succès de prestige. “C’était vraiment une étape qui me correspondait. J’aime quand c’est dur comme ça toute la journée, que l’échappée met du temps à partir, que ça bataille et que ça se joue au sprint en petit nombre”. Mais ce ne sera pas pour cette fois.
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