Kévin Vauquelin : « Le cap reste le même »

Crédit photo Billy Ceusters / A.S.O
Statu quo entre les favoris du général vendredi. Malgré un final indécis et animé, les grands leaders se sont neutralisés, à l’exception du Colombien Harold Tejada (XDS Astana), auteur d’un joli numéro qui lui a permis de l’emporter dans les rues d’Apt, sur la sixième étape de Paris-Nice. La formation INEOS Grenadiers a quant à elle dû se contenter de la première place des battus avec Dorian Godon, tandis qu’Oscar Onley a quitté la course. “Il se sentait mal, malade, après deux chutes en deux jours, ça faisait quand même beaucoup. On a eu deux journées difficiles. C’est dommage mais le cap reste le même. J’étais déjà l’unique leader pour le général hier (jeudi), on reste bien sûr là-dessus et on se bat comme il faut”, synthétisait le Normand auprès de DirectVelo devant le bus de la WorldTeam britannique.
Le 4e du classement général n’a pas été surpris par le déroulé de la course. “Je m’attendais à ce scénario. Je savais que ça pouvait attaquer sur le haut car c’est une bosse assez dure pour faire quelques différences sur le sommet. Puis on enchaînait avec une descente vraiment très rapide”. Le retour de son compatriote et Champion de France dans le bas de la descente a laissé entrevoir de très belles choses pour le dernier kilomètre. “Soit je faisais le sprint pour essayer de faire une cassure à (Georg) Steinhauser notamment, soit j’aidais Dorian, reprend l’athlète de 24 ans. On a pris le lead pile quand il le fallait. Dorian a fait un bon résultat en gagnant le sprint du groupe mais malheureusement, il y avait Harold Tejada devant. Il mérite sa victoire, il était déjà fort hier. C’est dommage pour l’équipe mais je pense qu’on peut retenir de bonnes choses, on a fait un beau travail”.
Il lui reste désormais deux étapes pour tenter de monter sur la boîte. À moins que la priorité soit à tenter de décrocher une victoire d’étape ? “Tout va un peu ensemble. On aura des conditions difficiles demain, avec (potentiellement) un changement de parcours. On verra comment sont les jambes. Si on court à l’avant, les différences peuvent se faire là. On voit que Lenny (Martinez) est très fort. Si on arrive à s’entendre, on peut pourquoi pas essayer de remonter au général”.
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