Pauline Ferrand-Prévot : « J’ai compris que c’était foutu »

Crédit photo Philippe Pradier / DirectVelo
Pauline Ferrand-Prévot avait décidé de faire sa rentrée des classes sur les Strade Bianche, avec l’espoir d’accrocher une nouvelle course de prestige à son palmarès. La Rémoise n’a pas eu le temps d’espérer l’emporter, la faute à deux coups du sort qui lui ont coûté toutes ses chances, coup sur coup. La lauréate du dernier Tour de France a d’abord été victime d’un ennui mécanique, qui l’a écartée du groupe des favorites à plus de 40 bornes de l'arrivée. “Je ne sais pas ce qu’il s’est passé avec ma chaîne, elle était complètement bloquée. Je n’avais jamais vécu un truc comme ça par le passé”. Il a alors fallu attendre d’être dépannée par sa voiture, de longues secondes, avant de pouvoir finalement changer de machine.
En pleine chasse, « PFP » a ensuite été victime d’une erreur… d’aiguillage. Définitivement fatale. “J’étais en train d’essayer de rentrer, j’ai suivi la direction du groupe qui était devant moi mais apparemment, ce n’était pas le bon itinéraire. Je n’ai rien d’autre à dire… J’ai vu tout le monde faire demi-tour, j’ai dû en faire de même”, expliquait-elle à chaud, dans la zone d’arrivée, au micro de nos confrères d’Eurosport, alors que la Suissesse Elisa Chabbey célébrait son succès auprès de ses coéquipières de la FDJ United-Suez.
“Le temps de reprendre la bonne route, je me suis retrouvée beaucoup trop loin de la tête pour espérer rentrer. Je n’ai même plus cherché à comprendre ce qu’il se passait devant, j’ai compris que c’était foutu”. L’athlète de 34 ans tentait de garder le sourire après la course mais elle est bien sûr très déçue d’avoir enchaîné deux gros coups du sort. “C’est toujours difficile à dire mais j’avais l’impression d’être bien jusque-là, j’attendais mon heure pour tenter quelque chose. Ce sera pour la prochaine fois”.
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