« Je ne comprends pas » : Comment Paul Seixas a épaté et écœuré la concurrence

Crédit photo Xavier Pereyron / LNC
C’est un échange aussi bref que révélateur, qui s’est tenu derrière le podium protocolaire de la Faun-Ardèche Classic, samedi en fin d’après-midi, entre Jan Christen (UAE Team Emirates) et Lenny Martinez (Bahrain Victorious), respectivement 2e et 3e de l’épreuve ProSeries. “Comment il a fait pour aller comme ça jusqu’au bout ? Je ne comprends pas”, lâche l’Azuréen auprès du Suisse. “Mais oui, franchement moi j’étais sûr qu’on allait finir par le rattraper”, reprend le lauréat de l’AlUla Tour. “C’est dingue !”, reprend encore Lenny Martinez. Puis Paul Seixas - vainqueur après 42 km en solo - se présente face aux deux hommes. “T’as fait quoi là ?”, rigole l’ancien coureur de la Groupama-FDJ. “Je ne sentais rien du tout”, répond là aussi dans un grand sourire le Lyonnais. “Non mais vraiment, comment c’est possible ?”, ajoute - une fois Paul Seixas parti - Jan Christen, décidément incrédule.
Quelques minutes plus tard, après le podium protocolaire, Jan Christen a raconté sa course auprès de DirectVelo et a pu revenir sur ce sentiment d’impuissance face au leader de Decathlon CMA CGM. “Au sommet de la grande montée, il n’avait pas une grosse avance. J’en ai gardé en me disant qu’on allait bien collaborer et revenir. Mais il était super fort”. Si l’Helvète de 21 ans est surpris par le numéro de soliste de Paul Seixas, il s’attendait tout de même à le voir très fort. “J’ai vu sur les réseaux sociaux récemment, qu’il a travaillé très dur à l’entrainement ces dernières semaines. Mes coéquipiers et moi-même nous attendions à le voir performer très fort, et c’est le cas”, relate celui qui s’est retrouvé “au bord des crampes” dans la dernière ascension.
Tout aussi bluffé que Jan Christen, Lenny Martinez confirme que l’entente a été parfaite avec le Suisse mais aussi avec l’Américain Matteo Jorgenson (Visma-Lease a Bike). Et pourtant, ils n’ont jamais semblé en mesure de revenir pour jouer la victoire. “On a essayé de collaborer mais il était très fort. Il m’a impressionné dans la bosse mais ce qui était le plus impressionnant, c’est qu’il a continué à nous reprendre du temps ensuite alors qu’on était trois à tourner ensemble derrière. C’est juste incroyable”, lâche le grimpeur de poche, qui ne s’attendait pas à un tel scénario, lui qui avait tout de même considéré le matin de la course qu’il faudrait qu’un coureur soit très fort pour gagner en solitaire. Ce qu’est parvenu à faire son jeune compatriote. “On a roulé à fond mais c’était impossible de le rattraper. Il était au-dessus”.
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