Grand Prix de la Métropole Aix-Marseille-Provence : Les réactions

Crédit photo Nicolas Gachet / DirectVelo
Valentin Rudel (Team Vittel-N'side) a remporté, ce samedi, à Puyricard (Bouches-du-Rhône), le Grand Prix de la Métropole Aix-Marseille-Provence (Élite Nationale). Après 140,5 kilomètres de course, il a devancé Swann Gloux (VC Rouen 76) et Tom Giordanengo (AC Bisontine). Valentin Rudel succède à Antoine Berger au palmarès de l'épreuve. Aller à la réaction de : 3e 4e
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« J'y croyais, j'étais dans une bonne journée, j'avais vraiment de bonnes jambes. J'en ai peut-être beaucoup fait au début trop tôt, mais j'avais vraiment peur de louper la bonne, je sentais que ça allait se faire assez tôt. J'avais à cœur d'être devant, je suis originaire d'ici, j'étais à la maison. Ce ne sont pas des routes que je fais beaucoup, mais j'habite à 30 minutes en voiture, et j'entends parler de cette course depuis que je suis petit. La gagner, ça aurait été incroyable.
C'était vraiment bim-bam-boum, ça attaquait un peu de tous les côtés. C'est difficile d'être dans toutes les vagues. Dans la Cride, comme je me sentais bien, je savais que j'aurais mes chances pour être dans un coup. Je pense que ça s'est fait à la jambe, dans une partie vent de face où tout le monde était un peu en train de se coucher. J'ai dit à mes coéquipiers que c'était le moment, que si on pouvait y aller, on y allait tous.
Au dernier tour, j'ai senti que j'étais un peu émoussé quand même. Je n'ai pas réussi à ressortir tout seul, ou du moins à réduire le groupe davantage. J'ai pris le risque de tout perdre à la fin, je ne passais plus parce que je savais que j'étais moins rapide au sprint. Donc quand Valentin Rudel est sorti au kilomètre, j'ai laissé faire. Si ça rentrait et que je pouvais essayer de gagner, tant mieux. Et si ça ne rentrait pas, je faisais deux ou trois au pire et j'aurais tout tenté. C’est ce qu’il s’est passé.
Puyloubier, ce sera une découverte pour moi ce dimanche mais je connais par cœur le circuit. Dans les deux sens, j'ai fait, refait et rerefait le parcours. Si les jambes sont là, ça peut peut-être bien se passer aussi ».
« Je sais que les jambes sont bonnes et que je suis régulièrement aux avant-postes cette année, mais je n’arrive tout simplement pas à aller chercher la victoire. Chaque week-end, j’ai l’impression de passer tout près, mais je commets quelques petites erreurs et il me manque peut-être ce fameux 1 % pour pouvoir lever les bras. Mark (Lightfoot) a vraiment très bien roulé. Il a seulement appris qu’il courait ce matin à 8 h. Un coureur était malade, donc Mark a reçu un appel pour lui dire : « Nettoie ton vélo, tu cours aujourd’hui. »
Le travail qu’il a accompli est remarquable. Il a eu des crampes dans le dernier tour, c’est pour ça qu’il a décroché. Je pense que quand on n’est pas préparé à courir, c’est assez normal. Il est probablement un peu frustré, mais c’était une belle course malgré tout.
Il y a eu beaucoup d’attaques et pas mal de jeu tactique. J’essayais de gérer comme je pouvais. Je pense que j’en ai peut-être un peu trop fait. Le coureur qui a gagné était dans ma roue à un peu plus d’un kilomètre de l’arrivée. Il a gardé la vitesse et a attaqué, mais il n’a pas creusé un grand écart au départ. C’était très serré, donc je me suis dit : « ce n’est pas grave, les gars vont réagir ». L’écart est resté très faible, même dans les 500 derniers mètres, il était juste devant. Donc je n’y suis pas allé tout de suite, j’ai attendu. Je voulais utiliser les autres pour combler l’écart à ma place, garder la vitesse et me faufiler entre les coureurs. Mais c’était juste un peu trop tard. Je revenais très vite à la fin. Je pense que j’ai fait un bon sprint, mais j’ai peut-être attendu un peu trop longtemps.
Quand c’est une course à domicile, beaucoup de partenaires et de sponsors sont présents et observent. Il y a toujours de la pression sur l’équipe qui organise la course pour bien faire. Nous avons aligné une bonne équipe et tout le monde est en forme. Tous les coureurs à qui je parlais au départ disaient : « Aujourd’hui, on suit Aix. » C’est normal que ce soit comme ça. C’est frustrant de ne pas offrir la victoire à l’équipe ici. Je pense que nous avons bien commencé la saison. Sur les courses à domicile comme La Marseillaise, nous avons fait du bon travail pour se montrer et satisfaire les sponsors. Nous voulions continuer aujourd’hui.
Ce n’est pas prévu que je cours ce dimanche à Puyloubier. Mais je sais qu’il y a des malades dans l’équipe. Après ce qui s’est passé pour Mark, je vais garder mon téléphone sur moi (sourire) ».
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