Paul Seixas : « C’est parfait ! »

Crédit photo FPC / Volta ao Algarve

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Il en gagnera certainement bien d’autres, et des plus prestigieuses, mais cette victoire dans les pentes de Monchique, lors de la deuxième étape du Tour d’Algarve, au Portugal, fera date dans la carrière de Paul Seixas. Tout d’abord parce qu’il s’agit purement et simplement de la première du Lyonnais chez les professionnels. Mais aussi parce que le leader de la Decathlon CMA CGM vient d’envoyer un message à la concurrence. En faisant craquer plusieurs fois Joao Almeida (UAE Team Emirates) et Oscar Onley (INEOS Grenadiers) dans le final, puis en battant son dernier adversaire Juan Ayuso (Lidl-Trek) au sprint, le grimpeur de 19 ans a prouvé, s’il en était encore besoin, qu’il est déjà au niveau des tous meilleurs mondiaux. 


“Décrocher cette première victoire pro, ici au Portugal, c’est parfait !, sourit celui qui a des origines portugaises. C’est déjà un premier objectif d’atteint, et une première case de cochée cette année. C’est incroyable”, se félicitait-il à chaud, derrière le podium protocolaire. Pour s’imposer sur cette étape, Paul Seixas n’a pas hésité à prendre ses responsabilités. Alors que la Lidl-Trek de Juan Ayuso a imposé son train au pied de l’ascension, et une fois que l’Espagnol a lancé les hostilités pour de bon, c’est ensuite le Français qui a pris la grande majorité des relais à l’avant.

« J’AI EU PEUR QUE L’ON SOIT REPRIS »

“J’ai d’abord suivi puis j’ai décidé de prendre l’initiative pour imposer mon propre rythme. Juan Ayuso et Joao Almeida ne coopéraient pas avec moi, je ne sais pas trop pourquoi mais c'est comme ça. J’ai eu peur que l’on soit repris par d’autres coureurs”. Ce qui a fini par être le cas. “Par chance, seuls deux gars sont rentrés dont mon propre coéquipier. C’était parfait pour moi”. En effet, Paul Seixas a vu le retour d’Oscar Onley et d’un certain Matthew Riccitello, tout récent vainqueur du Tour de la Provence. “Matthew a fait un super boulot pour mettre tout le monde dans le rouge. Puis Joao a accéléré plusieurs fois mais je savais qu’il fallait que je sois patient, que j’attende mon moment. J’ai essayé d’en garder le plus possible pour le sprint”.

Paul Seixas a pris le pari d’accélérer une nouvelle fois aux 500 mètres, faisant craquer Oscar Onley puis Joao Almeida. Il a ensuite poursuivi son effort jusqu’à la ligne, empêchant Juan Ayuso de le déborder. De peu. “J’ai lancé et j’ai fait au mieux même si je n’étais pas super à l’aise avec ces virages sur la fin. C'était étroit et rapide, j'ai failli me faire peur”, rigole-t-il en se refaisant le film de ces dernières secondes de course. “Il s’en est fallu de peu avec Juan Ayuso mais ça l’a fait, même si je savais qu'il va très vite au sprint. C’est une belle récompense pour le travail de tous les gars”. S'il ne prend en revanche pas possession du maillot de leader - au jeu des places puisqu'il n'y a pas de bonifications -, voilà en tout cas une journée qui fera date dans la carrière d'un Paul Seixas plus prometteur que jamais. 

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