Et dire qu’Arnaud Tendon n’est « pas encore en grande forme »

Crédit photo Xavier Pereyron / LNC
Quel début de saison pour Arnaud Tendon et sa formation Van Rysel-Roubaix ! Déjà à deux doigts de l’emporter le deuxième jour sur l’Etoile de Bessèges, le Suisse a cette fois-ci réussi à résister jusqu’au bout au peloton, lors de l’étape inaugurale du CIC Tour de la Provence, pourtant promise aux sprinteurs. Le Suisse apporte ainsi un deuxième succès à la Conti nordiste après la victoire d’étape du Belge Joppe Heremans dans le Gard, la semaine dernière. “C’est clair que pour une équipe de troisième division, c’est incroyable ! C’est beau d’avoir réussi à piéger les équipes du WorldTour”, se réjouit le lauréat et premier leader de l’épreuve au micro de DirectVelo, à l’abri du déluge qui s’abattait au-dessus du ciel bucco-rhodanien en fin d’après-midi.
« JE SAVAIS QUE LA TOUTE FIN DE COURSE NOUS ÉTAIT FAVORABLE »
Malgré des conditions dantesques et un peloton lancé à leurs trousses, Arnaud Tendon et son dernier compagnon de fugue italien Mattia Bais n’ont jamais baissé les bras. “La saison passée en Élites, j’ai vu plusieurs fois que c’était possible, ça m’a boosté”. Mais l’Helvète a dû attendre les deux derniers kilomètres pour véritablement réaliser que la victoire était plus qu’envisageable. “Dans le dernier virage sur la droite, je me suis retourné un coup et je n’ai pas vu le peloton. Je savais que la toute fin de course nous était favorable et que les deux derniers kilomètres se feraient en deux minutes. C’était sûr, ça allait rouler très vite. Ce n’était pas du tout comme le final à Bessèges avec la dernière montée qui m’avait condamné”.
Une fois passé sous la flamme rouge, c’est Mattia Bais qui est devenu le plus grand danger pour Arnaud Tendon. “Il ne voulait plus passer alors je me suis méfié. Mais dans tous les cas, je préférais prendre le risque de faire 2 plutôt que d’être bouffé par le peloton à 100 mètres de la ligne comme à Bessèges…”.
« JE COMPTAIS ARRIVER EN FORME POUR MAI-JUIN »
Ce succès qui fera date dans la carrière d’Arnaud Tendon, l’athlète de 23 ans est allé le chercher alors qu’il misait sur les premières compétitions du sud de la France uniquement pour se mettre en jambes. “Je ne suis pas encore en grande forme mais les échappées, c’est mon truc. J’en avais déjà fait beaucoup l’an passé. Ça m'avait déjà bien réussi. C’est en les multipliant qu’on progresse. La forme est bonne, certes, mais gagner dès le mois de février n’était vraiment pas mon objectif”, assure-t-il, tremblant derrière le podium protocolaire après avoir enfilé différents maillots distinctifs.
“Je comptais arriver en forme pour mai-juin, quand il fera un peu plus chaud parce que j’aime bien ces conditions-là. Mais je ne m’interdisais rien pour autant. Je voulais prendre des échappées pour me faire plaisir et emmagasiner de l’expérience au niveau professionnel”. Arnaud Tendon a fait bien davantage en ouvrant son compteur chez les pros.
En savoir plus : coureurs et équipes associés
Coureurs

