Gabriel Garçon a bien fait de reprendre

Crédit photo Zoé Soullard / DirectVelo

Crédit photo Zoé Soullard / DirectVelo

Il n’avait plus mis de dossard depuis juin dernier. Diminué par une mononucléose, Gabriel Garçon est même resté près de trois mois loin de son vélo. “J’étais cloué au lit. Je ne savais pas si j’allais reprendre le vélo car ça a été très dur. Heureusement, ma copine et mes parents étaient là pour m’aider. Je tiens à remercier les deux directeurs sportifs de l’équipe, Pierrick Leclerc et Pierre Couvigny, pour leur confiance”, confie le néo-sociétaire de Moyon Percy Manche Normandie.


« JE PENSAIS POUVOIR GAGNER »

Le coureur de 21 ans a tenu à s’aligner sur les cinq manches de l’Essor Basque. “Courir me fait toujours du bien. Je prenais ces courses comme une préparation, avec l’envie de faire des efforts. J’ai été à l’attaque tous les jours”. Il a même joué la gagne lors de la dernière épreuve, le Trophée de l’Essor. Dans la cinquième et dernière montée de Larrebieu, il a comblé plus de 30 secondes, seul, sur les quatre hommes de tête, à savoir Paul Conor (Vendée U-Primeo Energie), Luca De Vincenzi (Mayenne-Monbana-Rapido), Jérôme Raus (AVC Aix Provence Dole) et Ibai Irisarri Arzuaga (BBK-Euskadi Sub23). “J’essayais de sortir depuis deux tours mais Vendée U contrôlait derrière. J'ai dû en mettre sept ou huit. J’ai tout mis dès le pied de Larrebieu en voyant au loin les voitures qui suivaient l’échappée. Une fois rentré, je me suis accroché jusqu’en haut”.

L’entente était loin d’être bonne dans un groupe où Paul Conor craignait une disqualification. Mais le peloton, fortement réduit, n’a jamais pu rentrer. “Je pense que tout le monde était frigorifié derrière. Une fois que les écarts étaient faits, c’était dur de revenir. Je suis satisfait, même si, vu les circonstances de course, je pensais pouvoir gagner”. Distancé à quatre kilomètres de l’arrivée, il termine au pied du podium.

« JE SAIS QUE ÇA VA PAYER »

Gabriel Garçon ne s’attendait pas à être si bien d’entrée de jeu. “Je ne pensais pas faire de bonnes performances si tôt. J’avais dit à mes DS que je n’allais pas être dans le coup avant un gros mois. Finalement, c’est dès le début de la saison après plus de six mois sans courir. Ce résultat valide le travail fait cet hiver et depuis que je suis passé Espoir 1 chez Côtes d’Armor avec mon entraîneur Fabien Rabeau, qui a toujours cru en moi”.

Ce résultat permet au Nantais d’aborder la suite avec sérénité. “Je sais que ça va payer sur des courses difficiles”. Il va aller peaufiner sa forme en Espagne avec son équipe à partir de ce week-end, avant peut-être de s’aligner sur Plaintel-Plaintel puis sur les différentes Classiques bretonnes, qui sont pour lui “un objectif”.

Mots-clés

En savoir plus

Portrait de Gabriel GARÇON