Paul Conor : « Je n’y suis pour rien »

Crédit photo Zoé Soullard / DirectVelo

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Il aura été l’un des principaux animateurs de l’Essor Basque. Échappé pendant plus de 80 kilomètres en solitaire le premier jour, Paul Conor a ensuite fini 2e du Tour de Basse-Navarre, battu au sprint par Hans Rullier, puis 12e à Gamia et enfin 2e, ce dimanche, à Mauléon lors de la dernière manche, le Trophée de l’Essor. Ce nouveau podium lui permet de s’offrir le classement par points de l’Essor Basque. Mais à chaud, c’est surtout la frustration qui dominait après avoir été accusé d’un dépannage par l’avant pendant la course. Ce qui a selon lui influé sur sa fin de course. Le coureur de 22 ans a répondu aux questions de DirectVelo.

DirectVelo : Tu remportes le classement de la régularité de l’Essor Basque. Qu’est-ce que ça représente pour toi ?
Paul Conor : J’ai passé un bel hiver. On était là pour faire des efforts. Ce sont des courses courtes mais intenses, avec des parcours pas faciles. Nous n’avons pas été épargnés par la météo certains jours même si ça aurait pu être pire. On voulait bien travailler collectivement avant les prochaines échéances. On a presque couru parfaitement sur toutes les manches. On a mis des choses en place, encore aujourd’hui dans la bosse de Larrebieu où nous avons mis des coups de force. On a pris du plaisir avec un super groupe. J’ai hâte de voir la suite, avec les petits jeunes qui vont débuter au Circuit des Plages Vendéennes.

Certains ont demandé ton déclassement ce dimanche. Qu’est-ce qu’il s’est passé ?
Il y a eu un couac au niveau d'un dépannage. J’ai crevé dans le deuxième tour. La voiture de mon équipe avait coupé. Certains DS des autres équipes ont pensé que c’était un dépannage par l’avant. Des gens au bord de la route m’ont dit que j’étais hors course. Dans l’effort, on ne cherche pas trop à comprendre. Je connais le règlement. Je n’ai pas gêné la course dans le final. On m’a dit que si je gagnais, j’allais être mis hors course. Je n’ai pas sprinté du coup pour la victoire. Finalement, les arbitres ne mettent pas hors course. Avec des si, on peut refaire le monde mais j’aurais pu faire un sprint plein ou plus jouer dans le final. C’est comme ça…


« J’AI JOUÉ SUR LA RETENUE »

Comment vis-tu cela ?
Je me sens mal vis-à-vis des autres. J’avais le cul entre deux chaises. Je ne savais pas si je devais écouter mon instinct. Je ne suis pas du genre à ne pas rouler, je ne suis pas avare d’efforts. Ça me met un peu mal… Ça m'apprendra à n’écouter dans le futur que les arbitres et pas ce que j’entends au bord de la route ou ce que les DS adverses disent. Il vaut mieux que ça arrive en début de saison que plus tard. Après la ligne, avec la frustration, la réaction de certains est normale. Moi, je n’y suis pour rien. C’est frustrant aussi pour moi car au final, je ne vais peut-être pas chercher la gagne aujourd’hui car j’ai joué sur la retenue.  Ce n’est pas grave, la saison est encore longue.


Que retiens-tu de cet Essor Basque ?
J’ai envie de retenir ma régularité sur toutes les manches. J’ai su être là le premier week-end qui était moins dur et sur une course comme hier (samedi), avec Gamia. La forme est présente. L’hiver a été bon. Cap sur la suite de la saison, avec le Circuit des Plages Vendéennes et les premières manches de la Coupe de France N1. J’ai envie de prendre un maximum de plaisir et qu’on réussisse collectivement en gagnant le plus de courses possibles. 

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