Amandine Fouquenet au bout d'elle-même

Crédit photo Nicolas Gachet / DirectVelo
Amandine Fouquenet a tout donné. Ce dimanche après-midi la Bretonne récolte son cinquième podium en Coupe du Monde, déjà une sacrée performance !, mais sur "le circuit le plus dur pour moi depuis le début de saison, avec la chaleur", la sociétaire de Pauwels Sauzen-Altez Industriebouw a dû s'employer. "Je suis allée jusqu'au bout de moi-même dans ce sprint", souffle-t-elle à DirectVelo.
Avant que Lucinda Brand fasse la différence dans le quatrième tour, la Française était dans le coup pour la gagne. "Lucinda laissait Shirin van Anrooij faire quand elle revenait. Elle était vraiment forte". Une fois la leader de la Coupe du Monde seule en tête, "on s'est retrouvé avec Célia et Ceylin, on savait qu'une d'entre nous ne ferait pas de podium". Dans cette bataille, il n'était pas encore temps de guéguerre franco-française. "J'encourageais Célia pour qu'on puisse s'entraider jusqu'à l'arrivée". Mais dans la dernière ligne droite, "je me suis arrachée car le sprint c'est aussi son point fort".
Il y a une semaine, le classement était inversé entre les deux à l'arrivée du Championnat de France. "Certes, je suis déçue. Mais je ne le prends pas comme un échec, plutôt comme quelque chose pour rebondir. On en a parlé avec ma préparatrice mentale. C'était une étape pour les Championnats du Monde. Je sais que je vais être un peu plus attendue. Il faut savoir gérer cette pression". Et comme pour Troyes, la cycliste de 24 ans répète "qu'il n'y a rien d'acquis avant le Championnat du Monde". Mais il y a quelque chose qu'elle souhaite bien conserver jusqu'à la fin du mois, c'est sa forme. "Globalement, la préparation est quand même bien faite. Il reste encore quelques petits trucs à peaufiner". Le stage avec l'équipe de France cette semaine sera d'une bonne aide.
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