Amandine Fouquenet : « Je ne vais pas rester sur cette 2e place »

Crédit photo Hervé Dancerelle / DirectVelo
Avec quatre podiums en Coupe du Monde, Amandine Fouquenet était la grande favorite du Championnat de France Élites de cyclo-cross. Mais la néo-sociétaire de Pauwels Sauzen-Altez Industriebouw n’est pas parvenue à conserver son titre, ce dimanche, sur le circuit de Troyes (Aube). L'athlète de 24 ans a souffert techniquement et a subi la loi de Célia Gery. Forcément déçue mais loin d’être abattue pour la suite de l’hiver, Amandine Fouquenet est revenue sur sa journée au micro de DirectVelo.
DirectVelo : Tu étais la grande favorite de ce Championnat de France. Quel est ton sentiment après cette 2e place ?
Amandine Fouquenet : Je savais que je partais en tant que favorite, mais on sait que sur un Championnat de France, tout peut arriver. Quand on part toutes sur la même ligne, toutes les cartes sont rebattues. Aujourd'hui, on était toutes dans un mouchoir de poche. Je ne sous-estime jamais personne sur un Championnat de France, même celles qui ne sont pas nommées parmi les favorites.
C’est finalement Célia Gery qui s’est imposée… Comment s’est passé votre duel ?
Je savais que Célia (Gery) avait un très bon niveau. Elle a été très forte aujourd'hui et j'ai fait des erreurs techniques qui m'ont coûté deux passages au poste, dont un dans le dernier tour. Mais je pense que dans tous les cas, je n'allais pas rentrer sur elle. C'est malgré tout toujours décevant, sachant que je ne venais pas pour une 2e place.
Tu as eu un problème avec une chaussure. Que s'est-il passé ?
Dans les escaliers, je suis tombée et le BOA s'est cassé, donc j'ai dû changer de chaussure. J'ai réussi à le faire rapidement et je n'ai pas perdu trop de temps. Je suis repartie avec Electa (Gallezot).
Tu t’es rapprochée dans les deux derniers tours, pensais-tu encore à la victoire ?
J’ai entendu à deux tours de l'arrivée que j’étais à 23 secondes, et après je suis remontée à 12 secondes, donc j'y croyais quand même. Elle aurait pu faire une erreur ou avoir des problèmes mécaniques. Tant que la ligne n'était pas franchie, j'y croyais.
« CÉLIA SERA UNE TRÈS BELLE CHAMPIONNE DE FRANCE »
Comment te sentais-tu physiquement ?
Je n'étais pas dans mon meilleur jour. J'ai fait des choix à l'entraînement. Ça n'a pas forcément payé aujourd’hui. J'espère que ça paiera pour les courses de fin de saison. Il y avait beaucoup de parties techniques qui ne me permettaient pas, physiquement, de trop m'exprimer non plus. Mais c'est un Championnat et Célia sera une très belle Championne de France.
Est-ce que le fait de ne pas gagner peut affecter ta confiance pour la suite de la saison ?
Je n’espère pas. Je suis bien accompagnée, je travaille avec une préparatrice mentale, donc si j'ai un problème, je lui en parlerai, mais je ne pense pas en avoir besoin. J'ai fait quatre podiums en Coupe du Monde et j’ai eu deux victoires cette saison, donc je ne vais pas rester sur cette 2e place. Il y a encore de belles courses à venir. Je suis une compétitrice, donc dès demain, je serai en Espagne pour retourner au travail pour les prochaines courses.
Comment se passent tes premiers pas dans ta nouvelle équipe ?
Je me sens très bien, l’équipe m'a bien accompagnée sur ce Championnat de France. Le DS a fait les reconnaissances avec moi pour que j'aie un peu plus d'aisance sur le circuit. Je suis contente de moi sur certaines choses aujourd’hui, très contente de faire partie de cette équipe et de voir la confiance qu'ils me portent. J'espère leur montrer, que même sans maillot, ils ont eu raison de me choisir.
Avec ce changement d’équipe, as-tu changé tes plans ou est-ce que tu es restée ce qui était prévu au début de l'hiver ?
Je suis restée sur le plan prévu depuis le début de l'hiver. Je pense qu'ils sont aussi contents de voir comment on fonctionne aussi un petit peu. Moi, je vais beaucoup apprendre d'eux, mais je pense que je peux aussi leur apporter quelque chose. De voir aussi que je vais pouvoir travailler avec Leonie (Bentveld), une autre fille, c'est aussi sympa. Je ne vais que progresser en allant chez eux. Normalement, l'année prochaine, j'irai vivre six mois là-bas. Techniquement, tous les mercredis, j'aurai des entraînements et ça sera une bonne chose pour progresser.
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