Emilien Jeannière : « C'est compliqué d'aller le chercher »

Crédit photo Freddy Guérin - DirectVelo

Crédit photo Freddy Guérin - DirectVelo

Trois 2e places au Tour d'Istanbul, 2e à Plouay en WorldTour, 2e d'étape au Tour d'Allemagne et même 2e d'une étape de Paris-Nice bien plus tôt dans l'année... Dire qu'Emilien Jeannière tourne autour de la victoire cette année n'est pas exagéré. Alors ce mercredi, au Grand Prix de Wallonie, il suffit de croire à la loi des séries pour deviner à quelle place a terminé le coureur de TotalEnergies. Mais sur une telle épreuve, avec un gros plateau, et face à un Arnaud De Lie qui ne pouvait pas être battu à Namur, cette 2e place est loin d'être amère. Au micro de DirectVelo, Emilien Jeannière est revenu sur cette nouvelle place d'honneur, lui qui a encore un calendrier dense en cette fin de saison pour enfin mettre la balle au fond.


DirectVelo : C'est une très belle 2e place, mais c'est une 2e place de plus...
Emilien Jeannière : Encore une 2e place, mais derrière un grand coureur qui était à domicile cette fois-ci. Après Plouay, ce sont deux courses d'envergure. Il n'y a pas la gagne mais ça reste quand même une satisfaction. On a fait un gros boulot d'équipe aujourd'hui, notamment dans le placement au pied des bosses. Tout le monde a été bien impliqué. Comme dans le final, avec Alexandre Delettre qui est très fort dernièrement et qui m'a super bien emmené. Arnaud (De Lie) arrive très vite de derrière et il lance. C'est compliqué d'aller le chercher mais c'est déjà bien un podium ici. Maintenant, on va faire en sorte d'aller chercher la victoire à la Super 8 Classic samedi.

Tombes-tu à chaque fois sur plus fort, ou y a-t-il une autre explication à toutes ces 2e places ?
Je pense qu'il y a moyen. On peut le voir quand même que je ne suis pas trop loin, que ce soit à Plouay ou ici. Je ne suis pas trop loin, je crois qu'il a déjà fait de plus gros écarts que là. Mais bon, c'est peut-être aussi un petit manque de confiance. Je n'arrive pas à gagner mais je vais me dire que je ne cherche pas que ça. Je pense que ça viendra à un moment donné. Même s'il n'y a pas la victoire sur une saison, je fais quand même une très grosse saison cette année. On fait une très grosse fin. J'espère que ça va continuer comme ça jusqu'à la fin.

« J'AI HÂTE D'Y ÊTRE POUR ENFIN BATTRE ARNAUD »

Pensais-tu à un sprint aujourd'hui ?
Je me posais un peu de questions, vu que le final était un peu différent avec seulement la bosse de Tienne aux Pierres. Mais en fait, ce n'est pas monté si fort que ça. Il y avait aussi le vent forcément qui jouait. Ensuite, avec le placement, ça suffisait pour jouer avec un peloton relativement groupé au pied. C'est finalement comme les précédentes éditions que j'ai pu faire. Il y avait quand même toujours un risque de bordure avant. Il faut toujours faire attention à ça. Il y avait de la tension.

Finalement, il n'y a pas eu de danger...
On a réussi à bien gérer. Il y avait notamment Fabien Grellier qui gérait toute cette partie-là, toute la première partie de course. Il a été un très bon capitaine de route sur toutes ces courses-là, tous ces moments importants de la course. On a pu le faire avec pas mal de sérénité.

Quel est ton programme de fin d'année, pour enfin lever les bras ?
Après la Super 8, je vais faire Houtland, Paris-Chauny, Munsterland, Binche, et le Tour de Vendée qui sera le gros objectif de la saison. Je ne suis pas loin aussi à la Coupe de France. J'espère aussi, pourquoi pas, aller chercher le général. Ce serait drôle après la Coupe de Belgique. Il y a encore de belles courses en Belgique qui me conviennent bien. J'ai hâte d'y être pour enfin battre Arnaud.

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