Romain Grégoire : « Ça me plaisait beaucoup »

Crédit photo Serge Waldbillig / Škoda Tour de Luxembourg
Une victoire au lactique, à l’arraché, tant dans les jambes que dans la tête. Ce mercredi, c’est au terme d’un sprint qui a paru interminable que Romain Grégoire a remporté la première étape du Tour de Luxembourg, en résistant durant les 300 derniers mètres au retour du Néerlandais Marijn van den Berg, lequel semblait pourtant un temps tout près de le déborder. Mais le puncheur de la Groupama-FDJ, récent lauréat du Tour de Grande-Bretagne, est décidément en excellente condition physique actuellement et n’a jamais flanché.
“Quel sprint ! On était venus reconnaître l’arrivée hier avec les copains. Ça me plaisait beaucoup, j’avais vu que ces 800 derniers mètres pouvaient me convenir. J’étais vraiment motivé pour aller chercher cette victoire alors j’ai bien motivé les gars également”, lâchait-il juste après l’arrivée pour le signal international. “Toute l’équipe a fait un boulot de fou, on l’a vu dans les trois derniers kilomètres. On a pris les choses en main et on vient conclure derrière, on est super contents”.
« JE N’AVAIS PLUS D’AUTRE CHOIX »
Le Franc-Comtois a notamment pu apprécier le gros relais pris par l’Italien Lorenzo Germani, puis il a été propulsé par Tom Donnenwirth. “J’ai lancé de loin, de trop loin même, mais je n’avais pas le choix après avoir demandé à Tom de durcir. Je sentais aux 350 qu’il commençait à faiblir un petit peu. Il s’est écarté, je me suis retrouvé dans le vent aux 300 mètres et je n’avais plus d’autre choix que d’y aller”, insiste Romain Grégoire, qui a ensuite trouvé le temps sacrément long. “Je sentais Marijn derrière, je voyais sa roue avant pendant tout mon sprint. Je me disais qu’il allait me doubler mais j’ai réussi à remettre encore un petit cran sur les 100 derniers mètres pour ne pas qu’il passe. C’était dans la douleur mais ça rend la victoire encore plus belle”.
En pleine bourre, Romain Grégoire n’a pas ressenti de pression particulière malgré son statut de favori. “Au contraire, ça m’a donné beaucoup de confiance d’être cité parmi les favoris. Je savais que j’étais en capacité de gagner, le Tour de Grande-Bretagne m’a donné de la confiance, ça m’a aidé pour tenir jusqu’à la ligne aujourd’hui”. Et ainsi s’emparer du premier maillot de leader.
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