« Inutile de courir en UCI tous les week-ends » : Les Louveteaux du VCVB ont trouvé leur équilibre

Crédit photo Nicolas Mabyle / DirectVelo
Une saison sans grand leader naturel mais avec un groupe plus homogène. Voilà peut-être comment résumer en une phrase le cru 2025 du VC Villefranche Beaujolais Juniors. “C’est une saison plutôt cool, avec une génération un peu plus homogène que les précédentes”, synthétise Yann Berny auprès de DirectVelo. Il faut dire que depuis quelques saisons, les louveteaux ont vu passer de sacrés animaux aux dents longues au sein de la meute. “Ces dernières années, on arrivait clairement sur les courses pour gagner quasi systématiquement. Entre Camille (Charret), Paul (Seixas), Titouan (Fontaine), Tom (Lambert)... On a toujours voulu faire en sorte d’être collectifs mais en ayant conscience d’avoir factuellement des individualités fortes. Là, cette fois-ci, on a des gars qui marchent mais on est encore plus incités à faire parler la force collective car il n’y a pas un jeune qui sort particulièrement du lot”, reprend l’encadrant.
Parmi les belles satisfactions de l’année, Yann Berny cite la victoire de Jules Martin sur la Flèche Ardéchoise, la présence de coureurs de l’équipe en sélection régionale, au Valromey ou lors du Championnat de France, et la présence dans le Top 30 du Challenge DirectVelo. Bien sûr, l’un des objectifs principaux de la structure du Beaujolais est de faire franchir des caps à ses jeunes coureurs, en espérant voir les meilleurs d’entre eux passer du groupe U19 à l’équipe Élites. “Quand je vois toutes les N1 qui arrêtent… Je me demande ce qu’il va se passer à terme. Des équipes disent se concentrer sur les Juniors maintenant mais si c’est pour vendre du rêve aux Juniors pendant deux ans puis les lâcher dans la nature…”. Plus que jamais, la passerelle entre Juniors et Conti Fédérale se veut précieuse et une vraie force pour Yann Berny.
« FAIRE EN SORTE QU’IL N’Y AIT PAS UN TROP GROS PALIER À FRANCHIR »
Pas question d’en faire des tonnes sur le statut de Conti Fédérale pour autant. “Ce que l’on propose avant tout, c’est un projet sur le long terme, une atmosphère, un groupe. Or, certains jeunes préfèrent des projets avec un beau vélo, un casque et des courses UCI sans arrêt, quitte à se faire casser la gueule tous les week-ends... Ils ont la classe pendant deux ans, ils sont contents, mais ils ne pensent pas toujours à plus long terme. Ceux qui font le choix de venir au VCVB savent qu’ils rejoignent un projet solide et potentiellement dans la durée”.
Une fois encore, des membres de la formation Juniors vont passer au-dessus au sein du club, que ce soit avec la Conti Fédérale ou au sein de la réserve. “On essaie de faire en sorte qu’il n’y ait pas un trop gros palier à franchir pour chacun”. L’effectif 2026 s’est déjà bien précisé. La liste des coureurs qui passeront au-dessus au sein de la Conti Fédérale sont connus. Dans l’autre sens, Yann Berny précise que le club est “toujours ouvert même si le recrutement se passe déjà bien” en ce qui concerne les Cadets 2 susceptibles de faire partie du groupe Juniors en 2026. “Et je tiens à préciser que l’on n’appelle personne. Ce sont les jeunes qui viennent à nous”. Une dizaine d’éléments devrait composer la prochaine portée de louveteaux.
« VOIR GRAND EN SACHANT GARDER LES PIEDS SUR TERRE »
En ce qui concerne le calendrier, enfin, le club se félicite là aussi d’avoir “trouvé un bon équilibre”, tout en s’adaptant chaque année au groupe qui est à disposition. “Il me semble inutile d’aller courir en UCI tous les week-ends mais c’est quand même intéressant d’aller en faire de temps en temps, pour se frotter au haut niveau. Il faut aussi se faire plaisir en Fédérale”. La fidélité aux courses sur lesquelles les louveteaux ont l’habitude d’aller depuis des années est également évoquée. “On a besoin des organisateurs, c’est important”.
Pour 2026, Yann Berny envisage un passage par la Belgique. “Ce serait l’occasion de faire découvrir à nos jeunes comment ça court là-bas, avec le vent, des topographies différentes avec l’alternance de grandes et petites routes, etc. Pourquoi pas essayer”. Le directeur sportif peut compter sur une relation de confiance avec la famille Barle, à la tête de la structure. “Ils savent que je ne leur demanderai pas d’aller sur une course juste pour y aller. On ne le fait que si c’est vraiment pertinent, sans se brûler les ailes. On y va petit à petit, on arrive à voir grand en sachant garder les pieds sur terre, c’est notre force”.
