Jean-Louis Le Ny : « Je suis à ma place »

Crédit photo Amelco Gohin - DirectVelo
Comme Maxime Vezie, Jean-Louis Le Ny faisait partie des hommes en forme au départ du Circuit des 2 Provinces, au Pertre. Le coureur du VC Rouen 76 sort d'un Kreiz Breizh Elites où il a remporté une étape. Mais dans le final de l'épreuve Elite Nationale, il a buté sur son adversaire du VC Pays de Loudéac, piégé par son attaque à l'approche des dix derniers kilomètres. Si la Conti fédérale normande est habituée à dominer collectivement, elle était ce lundi peu représentée. En tout cas, pas assez pour poser sa patte sur la course. Alors Jean-Louis Le Ny a joué différemment, avant d'être récompensé par une 2e place finale. L'ancien vainqueur du Tour de Bretagne est revenu sur sa journée avec DirectVelo.
DirectVelo : Es-tu satisfait de cette 2e place ?
Jean-Louis Le Ny : Ça montre que la forme est bonne, je ne pensais pas que ça sortirait si tôt. Je n'en ai vraiment pas fait beaucoup, j'ai laissé faire la course tout le long. On était cinq gars de l'équipe, mais on était un peu en individuel. Face aux grosses équipes, il fallait la jouer malin. La forme est bonne, donc on va continuer de la garder jusqu'à Plouay. On verra après si ça tient.
Tu as des regrets ?
Maxime Vezie était très fort. J'étais un peu en bout de course dans le final. Je ne pensais même pas que j'aurais pu faire un sprint comme ça à la fin. Je suis à ma place. Maxime reste un très bon coureur. Depuis quelques semaines, il fait de très belles choses. Je suis satisfait de ma journée.
Était-ce un avantage d'être isolé, pour pouvoir se cacher un peu ?
Ce n'est pas forcément plus simple non plus. On en fait moins que les autres, mais il faut vraiment tout le temps sentir le bon coup et ne pas le rater. Dès qu'on le rate, c'est à nous de faire l'effort. Les autres nous regardent le faire de toute façon. Quand il y avait un ou deux gars de Laval devant, c'était à nous de boucher les trous. Ce qui est logique quand ils sont en supériorité. C'est un avantage, mais il faut la jouer malin.
« L'ARRIVÉE DU TOUR DE BRETAGNE ÉTAIT LÀ »
Tu étais trop juste à la fin ?
J'étais un peu cramé, j'ai passé toute la course devant. Il y avait toujours des petites cassures, je voulais que le groupe se scinde un peu. J'ai fait des efforts un peu inutiles à certains moments. Tous ceux qui sont rentrés sur moi n'étaient pas dans la première échappée, donc ils étaient plus frais. Ce n'était pas à moi de faire les efforts non plus. S'ils voulaient jouer la gagne, c'était à eux de faire le nécessaire. Il faut aussi risquer de perdre pour gagner. C'est ce que j'ai fait, je n'ai peut-être pas couru de façon habituelle, mais c'est bien de compter sur les autres et d’inverser les rôles pour qu'ils se rendent compte de ce qu'on peut subir face à un gros collectif. On reste tous avec deux bras et deux jambes. Parfois, il faut inverser les rôles.
Comment as-tu géré ce sprint final ?
Il y avait du vent de face, donc j'ai laissé faire. Il y a eu des attaques, j'étais dernier du groupe. Ils ont lancé de loin. L’arrivée du Tour de Bretagne était là. Il y avait le même vent de face. Il fallait lancer très tard. Je crois que j'ai déboîté à 50-100 mètres. Hans (Rullier) s'est un peu couché sur la fin. Il est parti tôt. Je ne suis pas forcément un très grand sprinteur, mais en fin de course comme ça, ça me convient bien en général. J'ai lancé le plus tard possible.
Quelle est la suite de ton programme ?
Je participe à des courses dans le nord de la France. Ensuite, on aura une course en Belgique, en Classe 1, avec le Mur de Grammont à monter. Je pense qu'on ne va pas trop rigoler là-bas. Enfin, normalement, il y a Plouay. Et je ne sais pas si je serai sur les 3 Jours de Cherbourg.
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