Michel Baup : « On a hâte de poursuivre l'aventure »

Crédit photo Freddy Guérin / DirectVelo
Après l’Alpes Isère Tour, la Classique des Alpes et l’Alpes Grésivaudan Classic, Michel Baup et son équipe organisaient un nouvel événement majeur la semaine passée à la Tour-du-Pin (Isère) avec le Championnat de France de l’Avenir, aux côtés de la Fédération Française de Cyclisme. Un défi de taille qui a été largement relevé. Le regard est déjà tourné vers 2026 où les Vals du Dauphiné accueilleront cette fois-ci le Championnat de France Élites. Michel Baup dresse pour DirectVelo le bilan d’un événement qui a offert pendant cinq jours un sacré spectacle.
DirectVelo : Quels sentiments prédominent après la fin de ce premier Championnat de France ?
Michel Baup : C’est une grande satisfaction. Quand il a été proposé et envisagé de se lancer dans l’organisation de deux Championnats, les jeunes puis les Élites l’année suivante, ce n’était pas une mince affaire, mais ça nous tenait à cœur. On avait envie d’organiser de la plus belle des manières, on a mis les moyens qu’il fallait pour que ce soit un grand Championnat. Les jeunes nous ont fait des prestations incroyables, on s’est régalés. On savait que cette bosse située à deux kilomètres de la fin du circuit serait le juge de paix de ce Championnat et ça l’a été sur toutes les courses. Encore fallait-il que les coureurs en profitent et ils l’ont très bien fait. Je me suis régalé.
N’était-ce pas un poil trop dur ? Il y a eu une mini-polémique quant à la présence des filles du WorldTour dans la catégorie U23, elles qui ont écrasé la concurrence sur ce circuit exigeant…
Il n’y a pas de polémique. Ce sont les meilleures filles de la catégorie d’âge. Sinon, il faut supprimer les Championnats de France de l’Avenir… On sait que le cyclisme féminin a encore beaucoup d’efforts à faire pour être aussi homogène que celui des garçons. Alors oui, les écarts étaient très importants mais pourquoi se priver des meilleurs éléments ? Au contraire, ça permet aux autres de progresser. Pour moi, c’est un faux débat.
« LES CHRONOS NE SERONT PAS EXACTEMENT AUX MÊMES ENDROITS »
Le parcours des professionnels, l’an prochain, sera-t-il exactement le même ? Vont-ils l’accepter, avec la présence
notamment de certains vire-vire…
Il n’y a pas de raison qu’ils ne les acceptent pas. Des coureurs moins aguerris y sont passés sans qu’il n’y ait la moindre chute. Il n’y a pas eu de doute sur quoi que ce soit. Pourquoi des coureurs plus expérimentés souffriraient-ils de passer sur ce même circuit ? Ces virages permettent de faire ralentir la vitesse de moitié. Ça évite de se retrouver à 100 km/h sur une portion… En réalité, je n’étais pas forcément favorable à la présence de ces vire-vire initialement, j’aurais préféré que l’on enlève les ralentisseurs sur la route, mais ça coûtait un billet énorme. Il faut donc être cohérent, faire avec nos moyens, sans dilapider d’argent.
Le parcours des chronos est annoncé différent de ce que l’on a vu en milieu de semaine !
Les chronos ne seront pas exactement aux mêmes endroits, en effet. Les tracés ont été validés par la DTN. Le chrono ira plus à l’est du territoire, pour proposer des parcours un peu plus longs, sans que ce soit en boucle. Ici, pour le Championnat de France de l’Avenir, on a proposé un circuit en boucle pour faciliter le travail des comités, mais ce sera différent en 2026. Les moyens des équipes professionnelles ne sont pas les mêmes. Pour les courses en ligne en revanche, même si ça reste à valider, l’idée est de conserver sensiblement le même parcours.
« ON A MIS DE BELLES CHOSES EN PLACE »
Ça y est, c’est fait, tu as organisé toutes tes courses de la saison…
Je n’étais pas plus inquiet que ça, j’étais entouré d’équipes de bénévoles engagées à 100% pour ces projets-là. C’était important pour eux, tout le monde s’est donné. On a mis de belles choses en place.
On imagine que tu as maintenant, malgré la fatigue, déjà hâte d’être en 2026 !
Oui, ce Championnat de France Élites à venir, c’est mon graal. Maintenant qu’on a posé les bases et qu’on a montré à tout le monde que cette organisation pouvait représenter un événement phare pour les Vals du Dauphiné, pour ce territoire, pour faire en sorte que les gens retrouvent de beaux projets, on a hâte de poursuivre l'aventure. Il n’y a pas de raison de ne pas faire aussi bien, si ce n’est encore mieux, l’année prochaine.
