La FDJ-Suez a un Plan B, mais…

Crédit photo A.S.O / Thomas Maheux
La FDJ-Suez est arrivée sur le Tour de France avec un objectif clair, simple et unique : remporter l’épreuve avec sa nouvelle leader, Demi Vollering. La Néerlandaise, qui a déjà apporté une première victoire sur un « Grand Tour » à sa nouvelle formation au printemps, lors du Tour d’Espagne, a fait de la quête d’un deuxième Tour de France son principal objectif de la saison, après être passée à quatre secondes de la victoire finale l’an passé dans les pentes de l’Alpe d’Huez.
UN PREMIER VRAI TEST CE JEUDI POUR DEMI VOLLERING
Pour parvenir à cet objectif, la WorldTeam poitevine a mis les petits plats dans les grands en emmenant une équipe XXL, avec autour de Demi Vollering des équipières de luxe qui seraient désignées leader dans la plupart des autres équipes du peloton. À commencer par Juliette Labous et Evita Muzic, lesquelles ont toutes deux déjà terminé 4e du Tour de France par le passé mais sont parfaitement en phase avec la mission du groupe. Et donc prêtes au sacrifice de leurs ambitions personnelles. Les deux tricolores ont pu jouer leur propre carte lors du dernier Tour d’Italie, sans que cela ne se soit d’ailleurs très bien passé, et désormais, elles doivent rouler pour Demi Vollering, comme acté en interne depuis de longs mois.
Mais, il y a un mais… En effet, la N°1 mondiale est allée au sol, il y a moins de 48 heures, dans les faubourgs d’Angers. Alors que l’abandon aurait même été un temps envisagé, Demi Vollering a pu reprendre la route du Tour ce mardi, lors de la quatrième étape entre Saumur et Poitiers. “Elle n’était pas très rassurée sur les premiers kilomètres mais ensuite, c’était pratiquement comme si de rien n’était”, synthétise Juliette Labous. Cette étape promise aux sprinteuses et remportée sans surprise par Lorena Wiebes lui a permis de remettre gentiment en route, et d’essayer de retrouver des sensations, de se rassurer autant que faire se peut, elle qui avait déjà perdu gros sur chute lors de l'édition 2024. "J'avais de l'appréhension en début de course, j'avais mal au cou et du mal à tenir la tête droite mais ensuite, c'est allé mieux". De là à espérer pouvoir jouer les premiers rôles sur la cinquième étape et ses derniers kilomètres difficiles, vers Guéret, avec notamment l'ascension du Maupuy (2.7 km à 5.3 %) ? C’est une autre histoire.
EVITA MUZIC PLUTÔT QUE JULIETTE LABOUS EN POTENTIELLE LEADER DE RECHANGE ?
Alors, du côté de la FDJ-Suez et de Stephen Delcourt, tout est désormais envisageable, et le Plan B est sur la table. “Initialement, on ne devait jouer que la carte de Demi Vollering. Mais aujourd’hui, il faut être intelligents et prendre les choses au jour le jour. On fera un nouveau point après cette étape de Guéret”, concédait le manager général de l’équipe auprès de France TV, dans les rues de Poitiers. “À l’heure où je vous parle, c’est tout pour Demi. Mais on va l’écouter. Elle sait dire les choses, être transparente. Si elle nous dit qu’elle n’est pas bien… Oui, on a le Plan B, le scénario N°2. Si elle sent qu’Evita est plus forte qu’elle, on changera les plans. La décision sera à prendre ensemble”.
Malgré le talent d’une Evita Muzic, pas certain pour autant que la grimpeuse de 26 ans offre les mêmes garanties qu’une Demi Vollering dans la quête d’une victoire finale sur le Tour. Mais après tout, si la Néerlandaise n’est plus en mesure de jouer les premiers rôles, la Jurassienne devra prendre le relais. En binôme avec Juliette Labous, diminuée physiquement lors du Tour d’Italie et du Championnat de France mais qui espère bien avoir retrouvé ses toutes meilleures sensations sur la compétition la plus importante de la saison. Cette triplette de rêve et l’ensemble de la FDJ-Suez en sauront sans doute davantage en fin d’après-midi quant au plan à suivre.
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