Valentin Madouas attend toujours son heure

Crédit photo Florian Frison / DirectVelo
Présent dans le bon coup dimanche dernier dans les rues de Carcassonne et dans le Top 10 à l’arrivée, Valentin Madouas est habitué à monter en puissance sur les routes du Tour de France. Souvent très à l’aise en troisième semaine, il devrait être l’une des cartes maîtresses de la Groupama-FDJ ces prochains jours, dans l’espoir de décrocher une victoire d’étape avant le terme de la Grande Boucle. “Je veux reprendre une échappée avant la fin, me faire plaisir à l’avant et essayer de faire une grosse performance”, synthétisait-il auprès de DirectVelo dans les rues de Malaucène, mardi, après l’étape du Mont Ventoux.
Lors de cette édition 2025, la dernière étape à Paris pourrait cette fois-ci lui convenir et lui rappellera de très bons souvenirs, avec le passage à Montmartre, là-même où il avait décroché la médaille d’argent aux Jeux Olympiques l’été dernier. “Forcément, j’y pense, mais ce sera une course différente et il y aura d’autres opportunités d’ici-là”, tempère-t-il.
AU CÔTÉ DE GUILLAUME MARTIN-GUYONNET POUR LIMITER LA CASSE
Ce mardi, c’est son coéquipier Clément Russo qui a pris la bonne échappée lors de la seizième étape, au sein d’un groupe imposant. Pas franchement la meilleure carte pour une arrivée au sommet du Géant de Provence. “Une vague est sortie sur la gauche et on était sur la droite ensemble, donc on s'est fait enfermer… Clément a trouvé l’ouverture pour y aller. C’était un début de course super difficile à lire, il y avait tellement d'attaques !”. Ce scénario de course a forcément frustré la WorldTeam hexagone et notamment l’un de ses directeurs sportifs Stéphane Goubert.
Pour autant, Valentin Madouas semble en jambes et c’est prometteur pour les journées à venir. “J’avais de bonnes sensations aujourd’hui (mardi). Je me suis accroché pendant longtemps au groupe maillot jaune. Ensuite, Guillaume (Martin-Guyonnet) a été en difficulté, je suis resté avec lui au maximum pour essayer de l’accompagner”. Jusqu’au sommet du « Mont Chauve ».
SAISIR CHAQUE OPPORTUNITÉ JUSQU'À DIMANCHE
La Groupama-FDJ est toujours dans l’attente d’une victoire d’étape sur ce Tour de France. L’épreuve avait bien commencé avec les places d’honneur de Romain Grégoire mais depuis, malgré un bon Top 5 de Paul Penhoët à Châteauroux, les hommes de Marc Madiot n’ont pas été en mesure de ne serait-ce qu’effleurer l’espoir d’en claquer une. “On le vit normalement. Le Tour est particulier. On sait très bien qu'on ne pourra pas être dans le Top 5 sur chaque étape. Le but est d'être performant au maximum quand on a l'opportunité d'être à l'avant”, reprend Valentin Madouas. “Aujourd’hui, je pense qu’on n'a pas à rougir de notre course, même si forcément on est déçus parce qu'on aurait voulu mettre de bonnes cartes devant. Je ne dis pas que Clément n'était pas une bonne carte, mais ce n'était pas du tout une arrivée pour lui”, concède le Breton. “Il marche très fort et c'est vrai qu'il nous a aidé à bien rejoindre le Chalet-Reynard, donc c'était déjà agréable”.
“Forcément, il manque un peu de réussite, mais il reste encore quelques étapes”, insiste l’ancien Champion de France, qui devrait travailler pour son sprinteur ce mercredi dans les rues de Valence, dans la Drôme. “Je pense qu’il y a un coup à jouer, je suis persuadé que Paul (Penhoët) peut faire quelque chose”. Réponse en fin d’après-midi.
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