Théo Leveque : « Une équipe de handball peut battre une équipe de rugby »
Crédit photo Freddy Guérin - DirectVelo
Divisée sur deux fronts, avec Paris-Troyes lundi, le Vendée U n'avait pas aligné son armada au complet au départ du Championnat des Pays de la Loire, ce dimanche à Beauvoir-sur-Mer. Le circuit vendéen, tout plat, ne semblait pas très sélectif. Mais sur la ligne d'arrivée, c'est Théo Leveque qui s'est imposé après un solo de 20 kilomètres (voir classement).
Le coureur de Pornic, "à une demi-heure du circuit", précise-t-il, n'était pas sur son terrain. "C'était tout plat donc pas facile à manoeuvrer", indique-t-il à DirectVelo. Mais la meilleure défense c'est l'attaque et Théo Leveque n'a pas attendu pour passer à l'action. "On est parti au bout d'un ou deux kilomètres. Nous étions trois de l'équipe, notre but était d'organiser le groupe. Il y avait toujours des mecs qui ne roulaient pas. On a essayé de faire le maximum".
« JE SUIS FRAIS »
À 20 kilomètres de l'arrivée, le futur vainqueur décide de démarrer. "Je suis parti en costaud, parce que Laval s'est rapproché derrière, mais ils ont plafonné et personne n'a pris le manche". C'est le début d'un bras de fer. "Au tout début, Laval me maintenait à 5 ou 10 secondes. C'était dur mentalement. J'ai continué en même rythme. Au final, le mec s'est couché. Derrière, personne n'a pris le manche, raconte-t-il. J'ai tout de suite creusé. J'ai eu 30 puis 40 secondes à la fin. J'ai roulé à l'allure que je pouvais maintenir pendant 20 bornes. Je suis content des sensations". À six, les Vendée U ont donc mis en échec les clubs qui alignaient une quinzaine de coureurs au départ. "On a montré que même une équipe de handball peut battre des équipes de foot ou des équipes de rugby", résume-t-il d'une belle formule.
Le nouveau Champion des Pays de la Loire revient de loin et d'une tendinite du biceps fémoral qui l'a arrêté trois mois (lire ici) . C'est donc un homme tout neuf en ce mois de juin. "Il y en a qui commencent à avoir un peu plus de difficultés mentalement à se faire autant mal qu'en début de saison. Je suis frais. Sur un circuit comme celui d'aujourd'hui, je n'ai pas les cuisses pour amener du gros braquet mais c'est un plaisir de pouvoir rouler sans douleur". La Ronde de l'Isard l'a mis bien en jambes pour cette période cruciale de la saison. "On a un gros mois de juin qui arrive avec le Beaujolais, le Nivernais, et le France. On n'a pas encore la sélection du France, mais j'espère y être. C'est un circuit qui pourrait me convenir". Et les Championnats en Vendée ont l'air de lui réussir.
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