Henri-François Haquin : « Je prends encore la température »
Crédit photo LNC / Bruno Bade
Henri-François Haquin avait des fourmis dans les jambes, dimanche dernier, au Tour du Doubs. Le pensionnaire de Wagner Bazin WB s’y est pris à plusieurs reprises pour se retrouver à l’avant dès le début de course. “C’était vraiment le but. J’ai été dans une première échappée avec trois autres coureurs. On est restés un bon moment avec une avance autour de 15 à 25 secondes. Puis ça s’est regroupé. Tom (Portsmouth, son coéquipier, NDLR) est sorti du peloton avec notamment deux gars de Visma, donc c’était potentiellement une bonne échappée. J’ai suivi un contre, je n’ai pas eu besoin de trop rouler et on m’a ramené devant“, explique-t-il au micro de DirectVelo.
Le coureur de 22 ans était donc accompagné par son collègue Tom Portsmouth, Pietro Mattio et Tim Rex (Visma Lease a Bike) ainsi que Matisse Julien (CIC U Nantes), Maximilien Juillard (Van Rysel-Roubaix) et Timon Loderer (MyVelo). Plus loin, les deux derniers nommés ont lâché prise. À 65 bornes de l’arrivée, les cinq fuyards ont compté au maximum 2’45''. “Dans la grande descente, l’écart a fondu super vite. On s’est tous fait reprendre. C’est clair que les costauds voulaient tout verrouiller à l’entame des 40 derniers kilomètres“. Il n’est tout de même pas reparti bredouille, de même que son acolyte britannique. “On s’est partagé les rôles. Il a disputé les sprints et moi les GPM. Du coup, on ramène deux maillots, c’est une belle journée. Tom était déjà sur le podium vendredi (lire ici). C’était important pour nous d’être visibles comme on n’est pas loin de la maison-mère de Philippe Wagner à Breuches“.
« RÉGLER ÇA POUR ME CONCENTRER PLEINEMENT SUR LA PERFORMANCE »
L’ancien sociétaire du CC Étupes s’adapte petit à petit au milieu professionnel. “Le monde pro, c’est autre chose. Je commence à m’y faire et à comprendre le fonctionnement, mais je ne m’inquiète pas“. À la Route Adélie de Vitré, il a terminé dans le Top 15 et proche du Top 20 à Paris-Camembert (voir sa fiche DirectVelo). “J’étais un peu déçu, je sais que j’ai les jambes pour mieux faire. Ce sont des sprints à ma portée. C’est surtout une question de placement et de vision de course. Il faut que je prenne confiance. À Adélie, j’étais dans la roue de Jenthe Biermans, mais il a décroché dans le dernier virage et j’ai perdu beaucoup de places. À Camembert, je me suis fait enfermer“.
En parallèle, Henri-François Haquin doit actuellement composer avec quelques soucis physiques. “J’ai des douleurs au périnée et aux pieds. Ce sont des problèmes que je n’avais jamais eus avant, parce que je n’ai jamais autant roulé. Du coup, ça crée de petites blessures. Je ne suis pas encore 100 % à l’aise sur le vélo, je dois régler ça pour me concentrer pleinement sur la performance“. Pour cet exercice 2025, son leitmotiv est l’apprentissage. “Il faut s’habituer au niveau, aux courses, aux équipes et à cette nouvelle manière de courir. À part des exceptions, tout le monde passe par là. Je prends encore la température, mais je sens que ça vient. Le rôle d’équipier me plaît aussi“. Et pourquoi pas lever les bras lorsqu’il sera en pleine possession de ses moyens. “C’est l’objectif. Les manches de Coupe de France me plaisent, c’est plus décomplexé, ça ne se regarde pas trop".

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